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Blog de shikatema-lovers

Photo de shikatema-lovers

shikatema-lovers

Blog secret

Description :

Hey le peuple !!!!
Bienvenue dans mon world, ceci est mon second blog après un autre dont j'ai plutôt honte alors je dirai pas le nom xDD. Vous y trouverez mes fictions et mes délires !!
Je vous souhaite une bonne visite ^^

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Welcome to my life !!!

Oh Yeah, le nom qui tue !!!!


Bon ok, c'est pas moi qui l'ai inventé.... -__-'

.....................

.........

...

.

Merci de me le rappeler ! Sympa !!! è____é BREF !!!!!!!! Si je suis là aujourd'hui ce n'est pas pour raconter ma vie comme le dit le nom de l'article -bizarre, nan ?- mais pour vous présenter mon nouveau blog de fictions longues !!!

Vous n'y croiyez plus !! Vous pensiez que j'étais morte ? DOMMAGE !!!! MOUAHAAHAHAHAHAHAHAHAA

Et oui, la sadique est de retour pour vous jouer un mauvais tour !!!
(encore une réplique que je n'ai pas inventé !!! pas ma faute si toutes les phrases bien existent déjà !! )
Oh lala... je m'égare !! Présentons plutôt mes victimes !!!

Nous pouvons comme toujours avec moi, acceuillir tous les personnages de Naruto, et oui, ils seront encore mes souffre-douleurs !! Ils font souffrir, aimer, se détester, commettre des fautes impardonnables, vous faire rire... certains risquent d'être haï xDDD


JE DESIRE QUE NOUS RESPECTIONS, une minute de silence pour ceux qui risquent de mourir très prochainement u__u

1... 2... 3... 4... 5 !!!...
C'EST TROP LONG UNE MINUTE !!!!! DISONS QUE 5 MALHEUREUSES SECONDES SUFFIRONT !!!!
Et je n'ai aucun regret à ce que ces personnages qui ne sont pas de moi crèvent !!Mais alors là, AUCUN !!!
Chers visiteurs, vous voilà prévenu =D


Bref !!!! Bonne visite à vous tous !!!!
Kiwi



PS : Voici mes deux autres blogs !!!
The-Nyappy-Crew et anime-and-fiction64
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#Posté le samedi 01 novembre 2008 06:21

Modifié le dimanche 08 août 2010 06:03

Sommaire

Il faut bien un sommaire ^^


Donc... obligée de le faire u___u
Trop la galère, je vous jure !!! En plus j'suis obligée de poster ensuite, parce qu'il faut avouer que mon blog n'est pas très rempli !!!

Heeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeyyyyyyyyyy les geeeeeeeeeens !!!
Votre scénariste et conneriste (conneriste... un job très difficile qui consite à écrire des délires, faire des conneries et squatter lorsqu'on est pas invité ! YEAH !!! ) est de retour !!!
La grande : Et c'est pas une partie de plaisir... u__u
La petite : LAISSE MOI FINIR MA PRESENTATION !!!!! (même si la plus part me connaissent !!!)
Alors je suis... LA SEULE, L'UNIQUE... LA VRAIE TITI-CHAN !!!!!
Tobi tapant des mains : clap clap...
La petite : Je sais, je sais, tout le monde m'aime !
La grande : mouais... c'est vite dit !
La petite : Bref... j'allais pas laisser l'autre andouille faire un blog toute seule... la catastrophe u__u Bon, je vais y aller...
Mua : oufff...


J'ai été assez sadique, je crois !!! Mais autant vous présenter tout de suite ma nouvelle fic ^^



Crash :
Statut : Hors ligne




The World was a mess but his hair was perfect :
Genre: One-Shot,YAOI, Romance,Tragédie et pour finir comme je suis sadique, Death-fic.
Type : U.A (Univers Alternatifs)
Couple: SasuNaru




Titre : Kiri's School
Genre : Romance, Comédie, UA, OOC, Humour, School-fic, Shonen-ai, YAOI, YURI
Disclaimer : Ces personnages appartiennent entièrement au bon vouloir de Masashi Kishimoto (même si posséder Shikamaru pour certaines de mes nuits ne serait pas de refus ! xD ), sinon toute l'histoire ne sort que de mon -petit- cerveau. Il est cependant possible que je fasse quelques clins d'½il à d'autres mangas et certaines séries qui font de moi ce que je suis ! xD









BLOG EN CONSTRUCTION







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#Posté le mardi 04 novembre 2008 11:31

Modifié le vendredi 31 juillet 2009 15:04

The World was a mess but his hair was Perfect...

Salut à vous chers lecteurs (et surtout lectrices vu que peu de gars lisent mes fics ! ^^ )

Ceci n'est pas la suite (désolé u__u ) mais un one-shot que j'ai écrit pour un concours...
Je vais donc vous le présenter dans les règles (on a la classe ou on l'a pas ! xD )


Genre: One-Shot,YAOI, Romance,Tragédie et pour finir comme je suis sadique, Death-fic.
Type : U.A (Univers Alternatifs)
Couple: SasuNaru


Et pour le fun, je vous remets le titre :



The World was a mess but his hair was perfect



Pourquoi sommes nous obligés de supporter tout cela ? C'est toujours la même chose. Toujours ce même film qui se répète chaque jour de notre piètre existence. N'avez-vous pas la même étrange impression qui m'assaillie en ce moment sur le fait qu'au fond de nous, nous ne sommes que des automates seulement bon à interpréter le même rôle à longueur de temps ? C'est vrai, quoi ! Que faisons-nous chaque jour ? Dans quel ordre ? Comment ? Quand ? Pourquoi ?
Moi je peux vous dire : Il y a une réponse simple à tout cela. Oui, et cette réponse est que nous « obéissons ». Vous ne me croyez pas ? Alors écoutez-moi : nous obéissons aveuglément à une règle ancrée au plus profond de nous. Vous devez vous dire que je suis fou, peut-être avez-vous raison. En tout cas, je ne m'intéresserais qu'à ceux qui se demanderont ce que j'entends par là. Et ceux là, sont les plus intelligents ! Ils ont parfaitement raison, car il faut savoir se remettre en question pour avancer. C'est ce que j'ai fait, c'est ce qui m'a aidé !
Pour ces gens, qui se poseront la question, je vais vous donner la réponse sur ce que j'entends par « obéir », même si cette réponse devrait être trouvée par soi-même. Il n'empêche que je vais vous donner un indice, car tant qu'à monopoliser la parole comme je le fais, faisons le avec intelligence ! Ainsi, nous obéissons à l'essence même de l'être humain ! Quelle est cette essence vous direz-vous ? Et bien, c'est le fait de vouloir survivre à tout prix ! Et pour cela, nous négligeons les autres, nous les écrasons si besoin, nous répétons toujours les mêmes gestes chaque jour comme de bons automates sortis d'un même moule. Nous nous levons, nous mangeons, nous travaillons pour finalement rentrer chez nous, épuisés et se coucher en sachant que la même journée nous attend le lendemain. Pourtant, j'ai trouvé le remède à tout cela. IL me l'a apporté, IL est le remède. Celui qui a bouleversé ma vie, qui a changé mon monde, qui m'a ouvert les yeux sur ma propre inconscience et ma propre bêtise. Lui et ses cheveux blonds si peu discrets...
Mais pour comprendre cela, il faudrait revenir en arrière. Deux ans en arrière. Je ne commencerai pas mon histoire par un « Il était une fois » car la fin sera très différente du « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants ». Cette histoire qui est la mienne, n'a rien de joyeux, elle n'est pas écrite pour les enfants, c'est seulement mon histoire... ainsi que la sienne.
Au fait, j'ai oublié de me présenter, mais à bien y réfléchir, ça n'a pas vraiment d'importance. Tout ce qui comptait, c'était lui, lui et rien d'autre.
Bref, commençons, nous avons déjà perdu assez de temps...



Un jeune homme aux cheveux d'ébène, mal coiffés simplement retenus par une fine couche de gel, était assis dans le troisième wagon du métro, qui comme d'habitude, à 7h30 était bondé d'étudiants. Toujours la même rengaine, le même trajet, les mêmes visages. Tout ce beau monde qui semblait si bien ordonné était, à qui savait bien regarder, un véritable enfer où chacun ne se préoccupe que de sa petite personne. Tout était trop parfait. Tout n'était qu'apparence. Encore et toujours.
Sasuke regardait dans le vide, ses écouteurs vissés dans ses oreilles et la musique à fond. Encore une habitude pour échapper à la réalité. Son uniforme, impeccablement repassé et fraîchement renouvelé reflétait son statut social élevé. Tout le monde n'avait pas la chance d'être admis à l'école très privée de Konoha. On y entrait que sur dossier et recommandation.
Le brun poussa un soupir en tirant sur le noeud de sa cravate pour la desserrer un peu. Il étouffait dans tous les sens du terme. Il cherchait désespérément une raison de vivre malgré son apparente froideur et son air je-m'en-foutiste qu'il affichait en permanence.
Ce fut peut-être cela qui lui fit manquer le regard azur posé sur lui. Un jeune homme, à moitié caché par une bande de lycéens, l'observait en silence, ne pouvant s'empêcher de sourire en pensant « En voilà un... ». C'est ainsi que l'air de rien, il écarta sans brutalité ses cadets qui se rendaient en cours, tout en marchant droit devant lui. Le métro allait vite. Une secousse lui arracha un sourire. Le jeune homme connaissait le chemin par coeur. Le décompte se fit automatiquement dans sa tête, « 3... 2... 1... », le wagon fit une embardée, et il se laissa tomber sur le brun. Ce dernier, plongé dans ses sombres pensées ne réagit pas assez rapidement. L'étranger qui se trouvait sur les genoux de l'Uchiwa, se releva précipitamment en s'époussetant. Un sourire innocent et enfantin illuminait son visage tandis qu'il s'excusait.

- Oh ! Sorry !! Euuh... Pardon ! Je ne savais pas que cette ligne était aussi violente ! I don't take the... euuh... excuse-me ! Je prends rarement le métro !
- Hm... pas grave.

Sasuke grommela une réponse plus ou moins intelligible. De toute façon, il s'en moquait. Ce genre d'accident arrivait souvent. Dans la minute qui suivit, l'appareil se stabilisa et les portes s'ouvrirent. Le jeune homme blond sortit, mais au lieu de s'éloigner comme les autres passagers, il resta planté là. Ses yeux clairs plongés dans ceux de Sasuke. Ce dernier resta interdit et se mit à le dévisager sans en comprendre la raison. Il ne pouvait détourner le regard. Etrangement, il se sentait bien. Le poids de la solitude se fit plus léger. Les portes se refermèrent et ils ne se lâchaient pas. Le temps lui même semblait tourner au ralenti alors que le contact visuel se prolongeait. Le blond choisit cet instant précis pour exhiber un petit morceau de cuir noir en souriant. L'Uchiwa réalisa soudainement qu'il venait de se faire rouler tandis que l'appareil se remettait en marche. Il se jeta sur la vitre en vociférant :

- Sale Voleur ! Mon portefeuille ! Au voleur !

Il eut beau crier, hurler, rien n'y fit. Il ne put que dévisager une dernière fois le visage d'ange de son voleur qui lui adressa un dernier sourire avant de s'éloigner.

Sasuke pestait en débouchant des souterrains contre le blond, qui, en un instant, l'avait ridiculisé et blessé dans son amour propre. Pour couronner le tout, sa journée fut un désastre. Il s'engueula avec Ino, se fit virer de chimie pour insolence et se récolta deux heures de colle pour la semaine à suivre. Furieux, il se rendit aux toilettes dans lesquels il se défoula en frappant une porte au hasard de toutes ses forces.

- Tout est de sa faute ! Cria-t-il pour lui même.
- De la faute à qui ?

L'Uchiwa fit volte-face pour faire face à Kiba qui entrait. Ce dernier se dirigea vers les lavabos avec l'intention de se déshydrater. Il était en tenue de sport, un short noir qui lui descendait jusqu'à mi-cuisse, accompagné d'un débardeur immaculé qui le moulait un peu trop. Au plus grand bonheur de ses groupies.
Sasuke poussa un soupir en s'écartant du chemin de son ami d'enfance. Enfin, « ami » était un bien grand mot. Disons que c'était la seule personne dont il tolérait la présence en dehors d'Ino qui était sa copîne depuis près de six mois.

- Tu es bien silencieux, remarqua l'Inuzuka. Pas que ça change de d'habitude, mais je sens qu'il t'est arrivé quelque chose !
- Hm...
- Raconte ! Vide ton sac !
- Un salopart de pick-pocket m'a volé mon porte-feuille et il m'arrive que des merdes depuis !
- Oh ! C'était donc de lui dont tu parlais quand je suis arrivé !
- Oui...
- Et bien, prend le métro ce soir, car je suppose que tout s'est déroulé là-bas ? (Il acquiesça.) Et bien guette le ! S'il se pointe, tu lui casses la gueule en l'obligeant à te rendre ton fric et affaire réglée !
- Hm...

Kiba jeta un coup d'oeil à sa montre en s'exclamant :

- Oh purée ! J'suis à la bourre, j'vais me faire décapiter par le prof !
- Quel branleur, sourit l'Uchiwa.
- Pas du tout ! Je m'économise, nuance !

Et il fila. Laissant Sasuke ruminer ses noires pensées dont un certain jeune homme aux cheveux décolorés en était l'objet. La journée se termina sans nouvel accro et le brun put enfin reprendre le chemin de chez lui. Il monta dans le métro, mais contrairement à d'habitude, il resta sur ses gardes et observa chaque passager à la dérobée. Il n'était pas là. De plus, fait étonnant, lorsque le métro s'arrêta, le trajet lui parut beaucoup plus rapide. Etait-ce le fait de s'intéresser aux autres qui lui permettait d'occuper ses pensées et de faire passer le temps ?
Cette observation le laissa perplexe. Mais, il ne s'en formalisa pas bien longtemps et poussa la porte de son appartement. Pourtant durant les trois jours qui suivirent, un nouveau petit manège s'installa dans sa vie. Il prenait certes le métro comme avant, mais à présent, il observait et écoutait les autres, avant de commencer sa journée de lycéen et de refaire la même chose le soir en rentrant. Il ne revit jamais le blond, enfin, jusqu'au matin du quatrième jour. Ce fameux jour, alors qu'il se tenait debout, sa main gauche accrochée à une barre de fer, il aperçut une touffe blonde parmi la masse noire de cheveux des gens sortant. Son sang ne fit qu'un tour. Des cheveux blonds... mieux, ses cheveux blonds ! Cela ne faisait aucun doute ! Il se précipita vers les portes, bousculant au passage une femme qui l'engueula. Il ne l'écouta pas, poursuivant la seule tête blonde qui disparaissait au coin du couloir permettant le changement de voie. S'il le perdait là, il le perdrait pour toujours. La chance lui avait offert de le rencontrer à nouveau, il ne pouvait se permettre de le laisser filer.
Il accéléra, déboucha à l'angle du couloir sans ralentir, rentra dans un jeune homme, l'écarta en s'excusant, reprit sa poursuite. Plus rien ne comptait à part son mystérieux voleur qui sortait à l'air libre, dix mètres devant lui. Ses jambes foulaient le sol à une vitesse impressionnante. Il bondit, grimpa l'escalier de sorti deux à deux. Sa respiration se faisait sifflante alors qu'il rattrapait enfin le blond qui se retourna, son air innocent brillant au fond de ses prunelles. Sasuke se jeta sur lui et le plaqua contre un mur.

- Toi ! Cria-t-il.

Le jeune homme fit une grimace de souffrance lorsque son dos rencontra avec violence la surface dure du mur de pierre.

- Aouch ! Gémit-il. Ça va pas la tête ? Are you crazy ?
- Rend moi mon fric !
- Ton fric ? Who are you ?
- Tu le fais exprès ou quoi ?! Le porte feuille noir ! Rend le moi !
- Oh ! C'est toi le malheureux de l'autre jour !
- Le malheureux ?!
- Ouais, dans le métro ! Tu faisais tellement la tronche que j'ai eu envie de te titiller un peu pour te voir réagir ! Tu l'as très bien fait d'ailleurs...

Le blond sourit en s'ébouriffant les cheveux. Sasuke le relâcha. Il n'avait pas l'air dangereux. Non... il semblait même un peu stupide avec son grand sourire de nigaud et ses yeux bridés. Pourtant, c'était un étranger malgré son physique très japonais ! Il s'exprimait de temps à autre en Anglais, comme s'il lui manquait du vocabulaire, ou que son cerveau avait encore du mal à ne réfléchir qu'en japonais.

- Rend moi mon porte-feuille, insista le brun. Et sache que je ne suis pas malheureux, je vais très bien, merci !
- Disons que tu ne l'es plus maintenant... D'ailleurs...
- Hm ?
- Est-ce que ça t'a fait du bien de te préoccuper d'autrui ?
- Pardon ? Rougit-il.
- Pour me chercher, sourit le blond, tu as forcément fait attention aux autres !... ça t'as plu ?
- Arrête de raconter n'importe quoi et rend moi mon bien !
- Je l'ai plus...
- QUOI ?!
- My friend... oups ! Je veux dire... c'est un pote qu'il l'a récupéré !
- Demmerde toi pour le récupérer !
- Et pourquoi je ferai ça ?

Sasuke glissa sa main dans la poche avant gauche du jean du blond qui poussa un petit cri effrayé. Il n'y fit pas attention et en retira un portable aux couleurs métallisées.

- Je te donne rendez-vous dans deux semaines et je garde ça en gage de ta bonne foi !

L'Uchiwa eut un petit sourire sarcastique en glissant le mobile dans la poche de sa veste. Le blond prit un air outré.

- Mais c'est dégeulasse ! S'exclama son voleur qui était devenu sa victime.
- C'est comme ça ! À dans deux semaines avec mon porte-feuille.
- Ouais, c'est ça... t'as intérêt à me rendre mon port' !
- On verra...

Sur ces derniers mots, il s'éloigna, laissant le blond derrière lui. Etrangement, Sasuke n'avait ressenti aucune animosité envers ce type qui l'avait gravement blessé. Non, aucune. Au contraire, il avait ressenti une joie mal placée de le retrouver. Il serra les dents. Tout était embrouillé. Il était fatigué. Ce n'était pas normal... Et puis comment savait-il qu'il s'était intéressé aux autres ? En plus, il s'était moqué de lui ! Ce type l'avait choisi exprès... mais il n'arrivait pas à lui en vouloir.
Le brun regarda sa montre, 8h13. Il soupira. Encore une fois il allait avoir des ennuis à cause de ce jeune aux cheveux blonds. Tant qu'à être en retard, il était en retard maintenant. Il reprit la direction du métro. À cette heure-ci, il n'y avait plus foule. Il s'assit sur un siège libre et se laissa aller contre son dossier. Ce blond s'amusait vraiment à lui pourrir la vie. Il soupira de nouveau, un petit sourire pointant au coin de ses lèvres. Il ne connaissait même pas son nom. Pour tout dire, dans ce monde en désordre, il n'avait remarqué qu'une chose ; ses cheveux blonds. Dans un univers où 95% des gens ont les cheveux noirs voir brun à la rigueur, lui était blond. Totalement blond.
Le métro s'arrêta et les portes coulissèrent. L'Uchiwa se leva lentement, prêt comme chaque jour de sa modeste vie à affronter une journée qui se promettait ennuyeuse. Ennuyeuse ?! C'était sans compter son voleur. Alors qu'il dormait à moitié, la tête appuyée au creux de sa paume de main, une musique retentit dans le silence pesant de la classe. Le professeur, surprit, s'arrêta de parler et sruta ses élèves un par un pour rechercher l'origine du vacarme. La sonnerie continuait son joyeux tintamarre. Comprenant que c'était le portable du blond, Sasuke décrocha avec un air blasé.

- Allo ?

Son professeur, outré par son comportement, le rejoignit en quelques pas avant de le pointer du doigt en disant :

- M. Uchiwa ! Donnez-moi cet appareil !
- Hm...

Une voix masculine se fit entendre dans le combiné :

- Naruto ? C'est toi ? J'te dérange ?

Alors comme ça ce blond s'appelait Naruto ? Ça sonnait bien.

- Non, c'est pas lui...
- M. Uchiwa !! Je ne me répèterai pas ! Si vous ne me donnez pas ce portable immédiatement je vous prie de sortir !
- Si vous m'en priez...

Et, le téléphone toujours collé à l'oreille, il sortit, claqua la porte derrière lui. Il fit une dizaine de mètres avant de pouvoir à nouveau respirer normalement. La main crispée sur le mobile, il écarquilla les yeux en souffant : « Qu'est-ce que j'ai fait ? Qu'est-ce qui m'a pris... »
Il s'appuya contre le mur. Comment avait-il osé répondre ainsi ? Il risquait d'être collé à vie au mieux, voir expulsé. Lui qui s'était promis de se tenir à carreaux...
Cette nouvelle ferait chier ses vieux...

- Allo ? Y a quelqu'un ? Naruto ?
- Je t'ai déjà dit que c'était pas lui...
- Il est dans les parages ?
- Non !

Il raccrocha sans un au revoir. La tête lui tournait. Qu'avait-il fait ? Etait-il malade ? Il porta la main à son front. Rien. Totalement normal, pas de température. Qu'est-ce qui n'allait pas alors ? Titubant et abasourdit, il se rendit à l'infirmerie où il se laissa tomber sur le lit le plus proche. Le docteur, un homme d'environ un mètre quatre-vingt, habilité à se service depuis des années, lui rendit visite. Il lui posa les questions d'usage auxquelles le brun ne se souvint pas avoir répondu. Peut-être l'avait-il fait, peut-être pas. Il se sentait mal. Il transpirait. Sa seule pensée cohérente était qu'il voulait le revoir ! Etait-ce vraiment cohérent ? Après tout... c'était un mec ! Et il en était un également... c'était contre nature ! Revoir un mec ? Non... Avoir envie de revoir un mec ? Il sentait ce désir grandir au fond de lui.
Il se leva, perturbé, quitta le lycée, puis tout devint flou. Il se souvint d'avoir marché longtemps. Très longtemps. Au hasard. Il avait chaud. Tout était embrouillé.

Sasuke ouvrit les yeux. Extrêmement fatigué, il se releva en s'appuyant sur son coude. Il n'y voyait pas grand chose. Lorsque sa vision trouble finit par s'éclaircir, il reconnu son salon. Il était chez lui. Par quel miracle ? Essayant de se concentrer sur la veille, il n'obtint rien de clair. Il ne se souvenait pas de grand chose de précis. Enervé, il se leva complètement en grommelant pour aller se servir quelque chose de chaud. Il se rendit compte qu'il avait dormi tout habillé sur son canapé. Mais, pour tout dire, il s'en foutait royalement. Ce n'était pas la première fois et sûrement pas la dernière. À la différence que, lorsqu'il faisait cela habituellement, il était dans un état comateux proche de la semi-conscience après une soirée un peu trop arrosée.
Il s'arrêta au milieu du couloir. Avait-il bu au point de perdre la mémoire ? Il déglutit. Pas de langue pâteuse, pas de goût étrange. Rien. Il n'avait aucun des symptômes d'une gueule de bois. De plus, en cet instant précis, il avait les idées parfaitement claires.
Il entra dans sa cuisine, trop petite pour contenir deux personnes et, repoussant une chaise, il se dirigea vers un placard en hauteur. Les murs d'un blanc immaculé, montraient le peu d'importance qu'il portait à ses biens matériels. Une cuisine, c'était une cuisine, rien de plus, rien de moins ! Il n'y avait pas laissé sa trace personnelle depuis trois ans qu'il vivait ici. Il déposa un bol sur le comptoir qui donnait sur son salon. La routine reprenait ses droits. Enfin, elle les reprit seulement durant deux semaines. Pour Sasuke, le jour J arriva trop rapidement, même si certains jours, le temps lui semblait trop long. Une certaine angoisse de revoir le blond après tout ce temps, lui serrait l'estomac. Viendrait-il au rendez vous ? La dernière fois, le brun avait été un peu violent... le jeune homme lui en tiendrait-il rigueur ?... Lui, malgré tout ce que le blond lui avait fait subir ; arrivait à le considérer comme un ami. Un ami un peu spécial certes, mais un ami quand même.
C'est ainsi, qu'impatient, l'Uchiwa attrapa une veste et prit la direction du métro à grands pas. Le métro... c'était là que tout avait commencé. En descendant les marches et plongeant au coeur des couloirs aux lumières artificielles, une ombre de sourire se dessina au coin de ses lèvres. Il lui tardait de voir sa tête blonde d'imbécile heureux. À leur dernière rencontre, il avait été surprit par la finesse des traits de son visage. Ils s'étaient fixés, séparés par la vitre du wagon. Sasuke s'était senti absorbé par son regard océan qui ne le quittait pas. Jamais il n'avait vu pareille expression. Pourtant avec Ino, il était habitué aux yeux bleus. Mais le sien avait quelque chose de spécial, de captivant. Une fois pris au piège, on ne pouvait plus s'en dégager. Le pire était que l'Uchiwa sentait que chez lui, c'était naturel. Il ne cherchait pas à être beau, il était beau. Tout au naturel. Naruto...

Il sortit à l'air libre, à l'arrêt du blond. Le coeur battant légèrement plus rapidement qu'à la normal, il scruta les environs. Son regard passant d'une personne à une autre en quête d'une mèche décolorée. Il n'était pas là. Sasuke se laissa tomber sur un banc en râlant. À quoi s'attendait-il ? Il pesta contre son imbécilité. Faire confiance à un voleur, n'importe quoi ! C'était comme croire un dentiste qui s'apprête à vous arracher une dent et qui vous dit avec un grand sourire « ça ne fera pas mal ». Et il avait était assez stupide pour entrer dans son jeu. Il enfonça sa main dans la poche de son jean délavé et en retira le portable. Son portable...

- Je vois que tu as tenu parole !

L'Uchiwa dissimula le sourire qui manquait de poindre. Il était finalement venu.

- Tu sais que tu viens de te jeter dans la gueule du loup ? Fit-il.
- WHAT ?! T'es pas réglo ! J'ai ton porte-feuille ! Tu sais pas comment ça m'a coûté de le récupérer !
- Je plaisantais, abruti.
- Et bien, tu as un sens de l'humour bien particulier, grimaça le blond.
- Je suis comme ça... répondit-il, puis marquant un temps d'arrêt, il prononça le nom tant désiré, Naruto...
- Il faudrait que nous...

Le jeune homme s'arrêta en plein milieu de sa tirade. Surprit, il resta le doigt en l'air, comme paralysé. Le brun ne bougea pas d'un cil tandis que le blond plongeait son regard azur dans ses yeux. À son plus grand bonheur d'ailleurs, même s'il resta de marbre.

- Comment connais-tu mon nom M. Uchiwa Sasuke ? Sourit Naruto.
- Comment connais-tu le mien ? Répliqua-t-il.
- Et bien... disons que ta carte d'identité était très explicite à ce sujet !

Il secoua le porte-feuille.

- Mais toi, comment sais-tu ? Finit-il.

Sasuke ne put s'empêcher de sourire. Naruto comprit alors qu'il avait accompli sa mission. Il avait réussi, gagné la partie en lui redonnant le goût de vivre. Il souriait, sans essayer de masquer ses sentiments. Cela le ravit. Encore un. Non... celui la était spécial...

- Quelqu'un m'a appelé, répondit-il en lui tendant son portable.

Le blond voulut s'en saisir, mais Sasuke referma le poing en disant :

- Mon porte-feuille !

Pour toute réponse, il reçut un magnifique sourire qui le déstabilisa.

- Tiens, le voilà...
- Merci...
- ...
- Bon ! Vu que malgré tout, t'as été réglo, je te rends ton portable !
- YES !!
- Tss...

Leurs biens échangés, ils vérifièrent tous les deux qu'il ne manquait rien. Mais alors que Sasuke comptait ses sous, il remarqua qu'il lui manquait près de 300 yens. Le temps qu'il relève la tête pour engueuler le blond, celui ci avait filé. Il eut juste le temps de le voir sauter dans un bus qui refermait ses portes. Il aurait pu lui courir après, tambouriner sur la porte du véhicule jusqu'à ce que le chauffeur lui ouvre. Mais il n'en fit rien.

- Sans rancune mon vieux, je te les rendrai ! Hurla le blond en agitant la main depuis une des fenêtres entrebâillées.

En réponse à la provocation, Sasuke sourit en ajoutant :

- Où est-ce que je te retrouverai pour te faire payer cet affront ?
- Regarde autour de toi dans le métro demain... on ne sait jamais qui pourrait se trouver à nos côtés...
- Dans le métro donc...
- Non, dans ce monde...
- ... bordélique !

Le bus démarra, emportant Naruto qui souriait comme un gamin. Cette mine réjouie arracha un soupir amusé au brun. Demain lui tardait... ils s'étaient en quelque sorte donné rendez-vous. Ils s'étaient promis de se revoir !
Ils ne savaient pas encore à quel point ils étaient dans le faux.

Le lendemain, Sasuke se leva de bonne humeur. En se regardant dans la glace de sa salle de bain, il eut la surprise de remarquer que son regard d'ordinaire si froid et dur s'était adouci. Ce mec aux cheveux blonds... Naruto, avait brisé le mur de glace qui le séparait du monde ! Il l'avait changé en profondeur au cours de leurs brèves mais intenses rencontres. Tout s'était déroulé si rapidement. Sasuke attrapa sa brosse à dents. Son sourire si chatoyant l'avait ensorcelé. Il pensait à lui sans arrêt. Sans le savoir, ou peut-être qu'il le savait, peut-être qu'il l'avait fait exprès. En tout cas, il l'avait aidé. Lui qui ne demandait rien, lui qui ne voulait rien ; Il l'avait aidé sans rien demander en retour.
C'est donc en avance que Sasuke arriva dans les couloirs aux murs jaunes du métro, ses écouteurs dans les oreilles. Il jeta un coup d'oeil aux panneaux d'affichages histoire de passer le temps. Il était vraiment en avance. Le métro n'arriva qu'une dizaine de minutes plus tard. Le coeur de l'Uchiwa fit un bond dans sa poitrine. Bientôt.
Il monta dans les premiers et s'assit exactement à l'endroit où ils s'étaient rencontrés la première fois, il y a quelques semaiens de cela. Naruto lui était tombé dessus... et en avait profité pour se tirer avec son argent. Il retira les écouteurs de ses oreilles, éteignit son MP3 qu'il rangea dans son sac. Un coup d'oeil circulaire le renseigna sur le fait que les gens qu'il avait appris à côtoyer venaient de monter. Il ne les connaissait peut-être pas personnellement, mais grâce à Naruto, il avait appris à apprécier leur présence. Oui... tout un univers vivait et évoluait autour de lui. Maintenant il le savait. Il le respectait. Il avait ouvert les yeux.
Le métro s'arrêta, les portes s'ouvrirent. Sasuke sourit en lisant le nom de l'arrêt. Son arrêt. Son coeur se mit à battre plus rapidement, jusqu'à s'emballer au fur et à mesure des mouvements de foule. Pourtant chose exceptionnelle, peu de gens montèrent. Et parmi ceux là, pas la moindre touffe blonde. Il s'approcha de la vitre ; un attroupement s'était formé sur le quai. Un homme était à terre. Sasuke sentit son coeur se serrer. Il craignait le pire.
Affolé, il sortit du wagon en courant, la peur au ventre. Un mauvais pressentiment le saisit à la gorge. Sa main gauche tremblait imperceptiblement.
Et malheureusement, son pressentiment se confirma. Ses yeux se glacèrent d'effroi devant le spectacle qui se déroulait devant ses yeux. Au milieu d'une mare vermeille, un jeune homme blond rendait ses derniers instants.
L'Uchiwa se fraya un chemin à travers la foule, écartant sans ménagement les gêneurs. Il avait peur, il avait mal. Il se jeta à ses côtés, tremblant. Naruto coula son regard azur dans sa direction. En l'apercevant, il voulut sourire. Le brun catastrophé, repoussait une des mèches de ses cheveux clairs si parfaits qui lui collaient au front.

- Sa... Sasu...ke...
- Chut !... Je suis là, tout va bien ! Tu vas t'en sortir !
- Ton... ton ar..gent... dans ma... poche...
- Je n'en veux pas, je n'en veux plus !

Un faible sourire finit par apparaître sur ses lèvres alors que l'Uchiwa se mordait la sienne, paniqué. Que devait-il faire ? Que pouvait-il faire ? Il serra la main du blond dans les siennes avec l'énergie du désespoir. Il fallait qu'il vive, il fallait qu'il vive !! Si pour cela... si pour qu'il survive, lui devait mourir, soit ! Il le ferait sans hésiter. Il donnerait sa vie pour celui qui avait, sans le vouloir, illuminé la sienne. Naruto lui avait tellement donné, et lui... lui, il ne pouvait rien faire pour lui rendre la pareille.

- Naruto... listen to me !
- Que... que veux-tu que... je fasse... d'autre ?...

Il se trouvait aux portes de la mort et il se débrouillait encore pour faire de l'humour. Le brun poursuivit sur sa lancée après un court silence. Ses mots d'abord hésitants, se firent plus fluides. Toutes ces paroles qu'il aurait voulu lui dire dans d'autres circonstances, sortaient du fond de son coeur, le libérant du poids qui lui oppressait la poitrine.

- Listen me ! I'm coming to help you !... Tu ne crains rien ! I want... I want...

Sasuke se maudit. Mauvais en langue, sa seule matière faible dans son parcours sans faute, il ne trouvait plus ses mots. Il aurait voulu lui dire qu'il voulait qu'il survive, qu'il voulait le voir rire comme la veille, qu'il voulait le voir heureux.... et il n'y arrivait pas.
Après une brève hésitation, il modifia sa phrase. Son coeur déjà bien réquisitionné, accéléra encore l'allure. Il allait passer pour un idiot, il allait s'humilier devant une trentaine de personnes. Mais il le faisait pour lui et il pensait chacun des mots qui lui brûlaient les lèvres. Tant pis si la foule n'allait pas apprécier et le regarderait d'un sale oeil. Après tout, il ne les connaissait pas. Le regard des gens ne guiderait plus jamais ses pas. Et puis... c'était sa seule et unique chance occasion de révéler ce qui le tourmentait :

- Naruto, I want you ! I love you !... Don't laugh, I'm serious ! Alors, Naruto... don't leave me... please...
- P...please ?!... oh !... t'as... t'as vrai..ment fait... des progrès...
- Pour toi ! Ici... The World was a mess, but your hair was perfect !
- Hmm... si... tu le dis... Sasuke...

Puis dans un ultime sourire, il relâcha la pression, se laissant lentement glisser dans le néant. Sa main qui serrait fermement celle du brun se fit plus douce, avant de retomber sur le sol. Sasuke resta immobile, n'arrivant pas à réaliser ce qui se passait. Il fixait le visage serein de celui pour qui il avait tout abandonné. Dans ce sourire, il avait tout perdu. Il était parti, le laissant seul, perdu dans ce monde qui ne voulait pas de lui. Le laissant affaibli face à tout un monde...
Il ne sut jamais combien de temps il resta agenouillé devant le corps inerte du blond. Son cerveau ne reprit sa fonction initiale qu'à l'arrivée de la police et des secours. Trop tard... toujours trop tard...
Couvert de sang, il fut arrêté malgré les protestations des témoins. Encerclé et menotté, il fut conduit au poste après avoir été ausculté par un des médecins présents. Il se laissait faire, trop abattu pour réagir. Il ne comprenait pas, il l'avait pourtant supplié...


Je vous avais bien dit que mon histoire n'avait rien de joyeux et qu'on était loin de la « happy end ». Alors pas trop déçu ? Pour tout vous dire et conclure, je n'ai appris la cause de sa mort qu'une semaine plus tard aux informations. J'ai alors réalisé que tout était de ma faute... ironique non ? Il était mort pour récupérer l'argent qu'il m'avait dérobé, puis donné à une bande de yakuzas à qui il devait de l'argent. Pour moi, il a renoncé à la vie. Tout ça pour que j'ouvre les yeux sur ma propre bêtise ! Quel abruti...
Tout est de ma faute... ce monde est totalement fou et ses cheveux ondoyants étaient parfaits. Et grâce lui, je vis... pourtant malgré tout, mon bonheur, j'aurai voulu le partager avec lui.



Kiwi
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#Posté le mercredi 08 avril 2009 09:22

Modifié le mercredi 15 avril 2009 08:19

Kiri's school


Auteur : Kiwi (Ben qui d'autre sur ce blog de toute façon ? u__u )
Titre : Kiri's School
Genre : Romance, Comédie, UA, OOC, Humour, School-fic, Shonen-ai, YAOI, YURI
Disclaimer : Ces personnages appartiennent entièrement au bon vouloir de Masashi Kishimoto (même si posséder Shikamaru pour certaines de mes nuits ne serait pas de refus ! xD ), sinon toute l'histoire ne sort que de mon -petit- cerveau. Il est cependant possible que je fasse quelques clins d'½il à d'autres mangas et certaines séries qui font de moi ce que je suis ! xD

**

Journal intime de Temari, partie 1

On dit toujours que le lycée est un nouveau point de départ...
Oh, C'est quoi cet air sceptique ? Ne me dîtes pas que vous n'avez jamais entendu ça ? Pourtant, je vous le jure, tout le monde le dit. Mon opinion n'est pas un cas isolé. On dit même que c'est « le début d'une nouvelle aventure » comme si tout ce que nous avions vécu auparavant ne comptait pas. Vous ne trouvez pas ça franchement navrant ?
Moi, lorsque l'on m'a dit ça, j'ai eu envie de répondre « Certes... ». Mais on ne m'a pas laissé le temps d'en placer une, pour poursuivre sur le type de clichés comme : « Oh ! Tu entres au lycée ? Déjà ? Tu en as de la chance ! C'est la plus belle période de notre vie », « La fleur de la Jeunesse » ou « Nos plus belles années » comme disent les adultes. N'importe quoi...
Le pire, je crois, c'est qu'ils en sont persuadés ! A leur époque d'hippies mal vêtus et de coupe au bol disco, le lycée c'était la liberté. Ça se voit qu'ils n'y sont pas retournés entre temps... M'enfin bon, ça ne les empêche pas de continuer à baratiner sur le fait que c'est l'endroit où l'on apprend à se connaître soi-même, à se remettre en question, à aimer, à pleurer... à vivre en quelque sorte. Le lycée... toute une histoire...
On dit également que c'est à cette période de notre existence que l'on trouve nos vrais amis. Ceux qui nous aiment vraiment et sont toujours là pour nous soutenir dans les coups durs... Est-ce vrai ? Ce « passage » de l'adolescence vers l'âge adulte peut-il vraiment comprendre tant de choses ? Tant de sentiments ? Dur à croire, n'est-ce pas ?
Je vais vous laissez en juger par vous même. Peut-être êtes-vous déjà au lycée et en lisant ce qui va suivre, vous pourrez dire si je raconte ou non des conneries. Après tout, je n'ai pas la science infuse ! Le lycée a ses bons comme ses mauvais côtés. Moi, j'écrirai ici tout sans omettre un détail, après tout, je n'ai rien à cacher... quoique...


7h54, internat de Kiri, branche principale, côté fille

Une jeune femme blonde poussa la porte de la salle de bain de sa chambre d'internat en grommelant. Encore une nouvelle journée qui commençait. Encore une... et en retard en plus ! Dire que son boulot d'intendante et surveillante commençait à peine. Ses deux premières années ici avaient été tellement tranquilles. Dorénavant, il lui faudrait retrouver son coéquipier tous les matins pour organiser les classes et surveiller les couloirs avant d'aller en cours. Ça sentait la galère ça...

Elle finit d'attacher ses boutons de chemise d'un geste rapide. Sa tenue réglementaire comportait une chemise blanche, un n½ud rouge vif et les armoiries brodées de la célèbre école de Kiri. Plus célèbre encore que celles de Konoha et Suna. Et pour dépasser ces deux là, il en fallait. L'entrée se faisait soit sur très bon dossier, soit directement grâce à des moyens plus détournés... Toutes les têtes, les multimilliardaires et les fils à papa se rendaient ici. Un vrai ramassis d'imbéciles, de gosses de riches et de poufs plus chiantes les unes que les autres.

En jetant un regard dans la glace, elle remarqua les épis et les marques d'oreiller sur sa figure. En râlant, elle attrapa un élastique sur sa commode et attacha ses cheveux en désordre. Une bonne chose de faite. Elle arrangea les mèches qui lui tombaient sur le visage avant de finalement fermer sa porte à clé et descendre tranquillement les marches de l'escalier aux murs immaculés. Du blanc, du blanc et du blanc... ce lycée ressemblait parfois plus à un hôpital qu'à une école. Un peu de couleur aurait été trop demandé ?

Mais alors qu'elle atteignait enfin le hall d'entrée, un jeune homme qui courrait sans regarder où il allait, lui rentra dedans avec violence, la faisant chanceler. Un des pires clichés qui puisse exister. Mais comble de la situation, il se rattrapa à elle, lui faisant perdre l'équilibre. Ils s'écroulèrent tous les deux devant une dizaine de personnes. Ces derniers d'ailleurs ne purent s'empêcher de rire en voyant la mine furieuse de la fille.

- ça va pas ou quoi ? S'exclama-t-elle à son encontre. Et vous, qu'est-ce que vous regardez ? Vous voulez être collé dès le deuxième jour de cours ?!

La foule se dispersa rapidement sous les menaces de la blonde. Celle ci, plutôt satisfaite de son petit effet s'accorda un petit soupir en soufflant « bande d'abrutis », avant de reporter son attention sur le gars qui venait de la bousculer sauvagement. Celui ci s'ébouriffait vigoureusement les cheveux à ses pieds.
La jeune femme soupira, amusée. Comment lui en vouloir lorsqu'il lui offrait un sourire resplendissant... d'insouciance. Toujours à côté de la plaque mais d'une gentillesse sans pareille et doté d'un c½ur d'or. Voilà ce qui définissait le mieux le jeune blond d'un an son cadet, mais à peine plus grand qu'elle. Celui la alors... il était unique. Il avait tout pour lui. Vraiment tout : une gueule d'ange, toujours souriant, un corps que l'on pourrait qualifier de « bien sous tout rapport » et, le pire, c'est qu'il s'entendait bien avec tout le monde. Un vrai phénomène.
D'ailleurs, elle avait déjà pu remarquer son physique plus qu'avantageux et son regard océan qui lui faisait se presser toutes les filles du lycée principal à ses pieds.
Seulement, l'homme parfait n'existe pas, c'est bien connu ! Et lui non plus n'échappait pas à la règle... Il était maladroit comme pas deux et sa logique laissait souvent à désirer. On pouvait donc se demander comment pouvait-il avoir été désigné responsable des élèves et de la surveillance du lycée principal lorsque l'on connaissait sa gaucherie légendaire ?

- Tu t'es pas fait mal, Naruto ? Demanda-t-elle.

Il se releva en poussant un soupir retentissant.

- Ça va merci... et toi ?
- Pas de mal, à part ma réputation...

Il éclata de rire, entraînant la Sabaku par la même occasion.

- Je vais porter plainte pour parquets TROP cirés !
- A peine au pouvoir et déjà la grosse tête ! Répliqua-t-elle.
- Oh ! Tu peux parler ! Tu veux qu'on parle de ton petit numéro de tout à l'heure ? Une colle à près de vingt personnes...
- C'était justifié, MOI !
- ... ou pas !

Temari lui adressa un sourire furtif en s'étirant comme un chat, tirant ses bras le plus haut possible. Fine, svelte, les yeux pétillants de malice, la jeune femme avait un certain charme qui lui était propre. Par contre, son caractère exécrable, ses colères incessantes et son vocabulaire plutôt bien développé dans le répertoire des insultes, suffisaient à repousser ses plus valeureux prétendants. De plus, le seul intérêt que lui portaient les jeunes du sexe masculin, s'arrêtait à la ceinture. L'amour ne l'avait jamais vraiment attiré, tenté. Ne lui avait jamais ouvert les bras non plus... Si elle devait définir l'amour chez les jeunes de 14 à 25 ans, elle dirait sans hésiter : « L'amour ? hm... vous croyez au père noël ou quoi ? Ca fait longtemps que les mecs ont changé de mentalité ! Avec eux, c'est seulement physique, faut pas rêver ! Pas grand chose de réjouissant. »
Peut-être avait-elle tord... peut-être pas. Pourtant, cette année, elle avait décidé de faire un petit effort, de changer ne serait qu'un peu. D'écouter – un peu – plus ses sentiments, de sortir, de rencontrer de nouvelles têtes. Après tout, elle avait l'âge de s'amuser. Si elle n'en profitait pas maintenant, elle n'en profiterait jamais.

Dans la même classe que Naruto, elle avait redoublé sa seconde et avait rencontré le blond lors de son redoublement. Ils étaient par la suite, passés en première littéraire dans la branche principale du lycée de Kiri. Contrairement à la partie du lycée annexe qui possédait...
Elle n'eut pas le temps de pousser plus loin sa réflexion qu'un homme portant un costume bleu marine, les cheveux plaqués avec du gel, des lunettes rondes et un air sévère, débarquait. Ses mocassins parfaitement cirés, claquaient dans les couloirs vides. La sonnerie avait déjà retentie et les élèves, disparus.
Une fois arrivé à la hauteur des deux blonds, il s'adressa à eux avec un ton sec et peu engageant :

- Vous êtes les nouveaux responsables ?
- En effet, répondit Naruto. Nous devrio...
- Vous devriez être en cours ! le coupa-t-il.

Naruto en perdit sa répartie. Contrairement à Temari qui enchaîna :

- Désolé Monsieur, mais le deuxième jour de cour comme indiqué dans le règlement intérieur, nous, les responsables, devons assister à une conférence à propos de nos nouvelles fonctions. Nous étions en train de nous y rendre !

L'homme n'en crut pas ses oreilles. Se faire rabrouer ainsi ! Cela ne lui était jamais arrivé en 15 ans de carrière. Cette petite avait un sale caractère, il allait la surveiller de près. Et parler à la personne qui les avait proposés pour ce poste...
Après, un instant d'hésitation, il les laissa filer. Ce qu'ils firent sans demander leur reste. Ce n'est qu'une fois qu'ils eurent disparu à l'angle du couloir, que Naruto souffla :

- Je crois que tu t'es fait un ennemi !
- Et alors ? J'avais raison !

Tout en marchant rapidement, il laissa lui échapper un long soupir.

- Le fait d'avoir raison, ne t'oblige pas à le montrer ! Surtout envers un homme qui n'hésitera pas à te faire payer ça par la suite...
- Mais j'allais pas me laisser marcher sur les pieds par un abruti de binoclard, qui en plus, avait tord !
- Mais en sachant qu'il va s'en doute bosser avec nous, car si ma mémoire est bonne, cet homme est le CPE responsable de la partie annexe du lycée. Tu aurais pu lui témoigner un peu plus de respect !
- Naruto ?
- Oui ?
- Occupe-toi de tes fesses et arrête de faire ma baby-sitter ! Je sais faire attention à moi !
- Des fois, j'en doute...
- Je t'ai connu plus téméraire !
- Je le suis toujours, disons seulement que les premiers jours j'essaye de me tenir à carreaux pour ne pas être fiché d'entrée !

Elle lui tira la langue avant de frapper deux coups secs à la porte de la salle de conférence. Aucune réponse. Elle coula un regard vers Naruto qui haussa les épaules, avant de finalement la pousser, hésitante. Leurs trois autres coéquipiers se trouvaient déjà là. Ils attendaient les bras croisés l'arrivée de la principale, assis autour de la table en forme de demi-cercle.
Le plus proche d'eux était brun, les cheveux hérissés comme un ceux d'un héros de manga. Temari l'avait déjà croisé une ou deux fois. Il était réputé pour sa tendance à la délinquance et son caractère enjoué. Par contre son nom lui échappait.
Le second n'était autre que son frère cadet, Kankurô qui évitait de la regarder dans les yeux. Ils s'étaient brouillés il y a deux ans durant les vacances d'été à cause du divorce de leur parents et depuis, il refusait de lui adresser la parole. Une situation parfois difficile à gérer comme en cet instant. Surtout qu'il avait coupé tous les ponts avec Gaara, sa mère et elle pour partir à l'étranger avec leur père. Elle n'avait plus eu de nouvelles jusqu'à aujourd'hui.
Le dernier, se trouvait être une fille. Elle ne lui disait absolument rien. Pourtant son style était ce qu'on pourrait qualifier de « particulier ». Les cheveux roses bonbon, un verni à ongles d'un rouge bordeaux, un maquillage bien trop voyant, elle incarnait la discrétion sous toutes ses formes. Le genre de fille que Temari ne pouvait pas supporter.

- Salut ! Lança gaiment Naruto.
- Yosh ! lui répondit le brun coiffé comme un pétard.
- Hm...
- Oh ! Salut Naruto ! Fit la jeune fille.
- Sakura ! ça faisait longtemps ! Je savais pas que l'on t'avait proposé pour ce poste !

Temari haussa un sourcil. Apparemment Naruto connaissait cette espèce de pouf rose. Youpi ! Elle allait devoir faire un effort pour la supporter... quelle chance !

- Et bien moi non plus, je ne savais pas pour toi ! Quelle surprise de te revoir depuis tout ce temps ! Tu n'as pas changé, Naruto.
- Héhé ! Oh, j'ai failli oublier ! Voici Temari, ma meilleure amie ! Temari, je te présente Sakura, une amie d'enfance !
- Enchanté... fit-elle en retenant le « ou pas » qui manquait de poindre.
- Pareil ! Sourit la Haruno. J'espère que l'on va bien s'entendre vu qu'on sera amené à faire équipe !
- Je n'en doute pas...

Heureusement pour la blonde, la principale fit son entrée avant qu'un mot de trop ne lui échappe par m'égarde. Cette femme n'avait pas changée depuis son arrivée au lycée. Toujours la même. Une femme remarquable. Son autorité et son sens de la justice n'étaient jamais à remettre en question. Elle dirigeait cet établissement d'une main de fer, justifiant sa renommée. Tout en elle inspirait la noblesse et la droiture. Physiquement, c'était une grande blonde à forte poitrine dont les cheveux séparés en deux couettes retombaient sur chacune de ses épaules. Cela mettait en valeur son visage souvent soucieux encadré par quelques mèches du même éclat que le reste de sa coiffure. Visage qui paraissait 20 ans de moins que ce qu'elle avait réellement. Elle prenait soin d'elle comme de son établissement. De plus fait rare pour une blonde, elle possédait des yeux noisette qui dévoilaient une certaine malice couverte par cette flamme qui brûlait dans peu de pupilles, cette détermination sans pareille qui rendait n'importe qui invincible.
Sa seule présence réduisit tout le monde au silence. Naruto et Temari qui se trouvaient encore debout se dépêchèrent de prendre une chaise pour essayer de se fondre dans la masse.

- Bonjour tout le monde, commença-t-elle.


8h10, internat de Kiri, branche annexe, couloir du bâtiment des sciences

Un jeune homme marchait lentement en traînant des pieds, peu pressé de se rendre en cours. La sonnerie avait retentit depuis déjà près d'un quart d'heure et il se trouvait encore là. Mais il savait qu'il ne risquait pas grand chose. Après tout, il était dans la branche annexe de Kiri. Cela avait ses avantages.
Blasé et légèrement endormi, il se demandait ce qu'il faisait là. Ses yeux sombres se portèrent sur ses chaussures dont un lacet était défait. Tant qu'à être en retard... il s'accroupit et prit le temps d'arranger sa tenue. Avec un mini sourire il songea au fait qu'il fallait être toujours présentable, même si pour cela la ponctualité était négligée.
Ce fut donc avec près de 20 minutes de retard qu'il frappa à la porte de la salle S56. Patient, il attendit de recevoir l'ordre d'entrer. Ce qui ne tarda pas. Négligemment, il poussa la porte, révélant une salle de classe bien équipée dans le domaine scientifique. Chaque paillasse possédait son microscope électronique et tout le bazar qui l'accompagnait.
Immédiatement, 32 paires d'yeux curieux le dévisagèrent. Il n'y prêta pas attention, se contentant de regarder son professeur en essayant de prendre un air désolé et un peu piteux.

- Excusez moi, m'sieur, un problème de transport !
- Un problème de transport ?...
- Oui.
- A cette heure ci, il n'y a plus personne dans les rues, je ne vois pas comment vous pouvez être autant en retard.
- ...
- Allez faire un tour chez le CPE et revenez me voir !
- Hmpf... mais c'est la rentrée !
- Et vous êtes en deuxième année, vous n'avez aucune excuse ! Chez le CPE, immédiatement !
- Pff...
- Et ne soupirez pas ou sinon, je vous rajoute deux heures de colle !
- Au point où j'en suis...
- Nara, deux heures mercredi prochain, maintenant sortez !




______________________



Hey, Kiwi de retour avec une nouvelle fiction ! xD
...
Allez y, assassinez moi, je le mérite u__u""
En tout cas, j'espère que ce début n'est pas trop horrible, j'attends vos remarques, commentaires ou même critiques pour savoir si je continue ou pas. Ce prologue n'est qu'une esquisse.
En tout cas, si vous n'avez pas tout compris à cette histoire de lycée principal et lycée annexe, ne vous en faîtes pas, tout s'éclaircit dans le chapitre suivant =)
Sur ce, chers amis, je vous laisse
Bisous
Kiwi
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#Posté le dimanche 26 juillet 2009 12:55

Modifié le vendredi 31 juillet 2009 15:03

Chapitre 1 : Rencontrer ses amis de toujours



Journal intime de Temari, partie 2

Alors comme ça, c'est au lycée qu'on rencontre ses amis de toujours ? Mouais... je suis désolée, mais mon avis diverge un peu. Le seul que j'ai pu et que je peux encore véritablement considérer comme un ami est Naruto. Je sais qu'entre lui et moi existe un lien spécial, c'est vrai, mais c'est bien le seul. Que je me souvienne... en entrant en seconde, mes relations étaient assez spéciales avec les autres personnes de ma classe. Attendez que je réfléchisse... Ah oui, je me souviens ! C'était en décembre, un lundi si j'ai bonne mémoire. Je travaillais en étude pour le prochain contrôle de maths, autant dire qu'étant une de mes matières faibles, j'essayais de bosser sérieusement. D'ailleurs ce sont les maths qui m'ont fait repiquer cette année là... mais ça, c'est une autre histoire ! Pour en revenir à nos moutons, je travaillais, jusqu'à être interrompu par le vibreur de mon portable. Enervée d'être ainsi stoppée en plein exercice, je sortis tout de même le mobile pour filtrer mon appel. C'était Kin, mon « amie » de l'époque. Bonne poire, je finie par décrocher. Je n'aurais jamais du. Par la suite je me suis plantée à mon foutu interro de maths et me suis ramassée un 4.5 dans la moyenne, génial. Bref, je m'égare encore... Tiens, maintenant que j'y pense, je me souviens des mots exacts de Kin. Lorsque, conciliante, j'avais décroché mon téléphone, elle ne m'avait même pas dit bonjour, demandé comment ça allait, si elle dérangeait. Non. Elle m'avait juste dit :

- C'est fini !
Dieu merci...
- Tu te sens comment ? Avais-je répliqué.
- Un vrai désastre.
- Tu veux que j'appelle Kimimaro pour qu'on aille boire un verre ?
- J'arrive dans un quart d'heure !


Voilà, elle venait de rompre avec je ne sais plus quel gars et comme à chaque fois, elle tombait dans une mini déprime. Et comme par hasard, c'est à moi qu'elle pensait dans ces occasions là. Je devais être libre. Tant pis pour les maths...

Ce soir là, on s'est bourrée la gueule à ne plus marcher droit et Ô comble du désespoir, j'ai du subir ses jérémiades durant 2h30. Deux heures trente, où elle se foutait carrément de ma présence, seuls comptaient sa petite personne et ses problèmes de c½urs. Moi, moi, moi ! Tous des narcissiques égocentriques !
Au final, j'ai lâché Kin après un énorme coup de gueule durant lequel je lui ai balancé à la figure que je n'étais pas son mouchoir de poche ou sa bouée de sauvetage lorsque tout allait mal. On ne s'est plus jamais reparlé depuis... je m'en fous, j'avais raison !

Tout ça pour dire que ce n'est pas en passant les portes du lycée que ça y est, vous allez être entouré d'amis ! Il faut arrêter de rêver ! L'amitié, il faut la cultiver, la dompter, l'apprivoiser. Elle ne nous tombe pas comme ça dans les mains, toute cuite ! Si vous pensiez cela, je dirai que vous êtes un peu naïfs !
Oh ! Tant que j'y pense ! Vous avez sans nul doute compris que j'appartenais à la branche principale du lycée de Kiri ? Bien ! Mais vous devez vous demander qu'est-ce que la branche principale ? Et l'annexe ? C'est le bazar n'est-ce pas ? Bon, laissez-moi-vous expliquer :
Le lycée de Kiri se divise en deux branches (pas trop compliqué jusque là !), la branche principale est comme son nom l'indique, la partie principale du lycée. Comme un lycée normal en somme. Sauf qu'il faut être un excellent élève pour avoir la chance d'y entrer. Tout est sur dossier, une véritable horreur ! Les élèves sont triés sur le volet. C'est un véritable privilège que d'avoir le droit d'y entrer. Les examens y sont difficiles et les profs plutôt sévères. Nous sommes tous maso de vouloir entrer dans cet établissement. Mais bon, après, en sortant de là, les inscriptions dans diverses écoles sont facilitées et nos dossiers passent en premier. Seul point positif...

Voilà pour cette partie ! Vous n'êtes pas trop perdus ? Je peux continuer ? Branche principale = lycée normal, retenez ça, c'est suffisant.

Pour la partie annexe, c'est totalement différent. Déjà les bâtiments sont bien plus luxueux, la nourriture du self bien meilleure, les emplois du temps souvent plus avantageux. Que du bonheur ! Seulement l'entrée y est impossible ! IMPOSSIBLE... pour les gens du commun comme vous et moi !
Il faut être pistonné en ayant au moins un parent bien placé dans le milieu. En termes de tous les jours, si ta mère est Madonna ou ton père directeur de la PS Company, ton dossier est accepté sans même être lu. Que des gosses de célébrité...
Pourquoi je n'y suis pas ? Ben moi, ma mère travaille dans une librairie et mon père s'est fait la malle avec un de mes frères. Autant dire que j'ai toutes les chances d'entrer dans la branche annexe de l'école de Kiri avec une famille pareille.

Oh ! Et avant de vous quitter, sachez simplement que les élèves de la branche annexe et les élèves de la branche principales se détestent cordialement. Faut les comprendre... nous les pauvres, sommes opprimés tandis qu'ils ont la belle vie. Autant dire que nos deux branches ne se mélangent que rarement...


Salle de conférence

Sa seule présence réduisit tout le monde au silence. Naruto et Temari qui se trouvaient encore debout se dépêchèrent de prendre une chaise pour essayer de se fondre dans la masse.

- Bonjour tout le monde, commença-t-elle calmement, jaugeant du regard les élèves présents. Inutile que je me présente, à mon avis.

Les cinq jeunes qui la fixaient depuis son entrée, hochèrent la tête sans un bruit. Comment ignorer le nom de leur proviseur, Tsunade-sama qui était même connue aux Etats-Unis et en Europe pour avoir travaillé et rendu des services aux quatre coins du monde ? D'ailleurs, elle poursuivit sans attendre de réponse :

- Comme vous le savez, chaque année, je désigne cinq responsables parmi les classes de premières et terminales pour veiller au bon fonctionnement de cet établissement.

Encore une fois, aucune réponse n'était à attendre.

- Deux de ces cinq responsables proviennent de la branche annexe, les autres du lycée principal. Je vais donc rapidement faire l'appel pour vérifier ne pas mettre tromper dans les convocations. Sakura Haruno du lycée annexe...
- Présente madame.
- Kiba Inuzuka du lycée principal.
- En effet !
- On répond « présent » !
- Présent...
- Bien ! Après nous avons les deux Sabaku, Kankuro de la branche annexe et Temari de la principale.

Temari tiqua. Kankuro de la branche annexe ? Comment s'y était-il retrouvé ? C'était impossible, il n'en avait pas les moyens financiers !

- Présents ! Répondirent-ils en c½ur.
- Et pour finir, Naruto Uzumaki !
- Ouaip !
- Ce que j'ai dit à monsieur Inuzuka est aussi valable pour vous !
- Présent, sourit-il.
- Parfait ! Je disais donc qu...
- Excusez moi madame, l'interrompit Kiba en levant la main.
- Oui, Inuzuka ?
- Je vais peut être paraître un peu stupide en disant ça...
- Dîtes toujours !
- Mais pourquoi « nous » ?
- Allez jusqu'au bout de votre pensée !
- Ce que je veux dire c'est pourquoi nous avoir désigné, nous ? Je me trompe peut-être, mais je n'incarne pas vraiment la responsabilité, l'ordre et tout le reste ! Je suis même plutôt connu pour mes écarts de conduite.

Tsunade dissimula un sourire.

- Ah. Je me demandais qui oserait poser la question !
- ...
- Vous avez été désigné, vous ainsi que les quatre autres, pour vos relations sociales vis à vis des autres élèves. Je sais bien que vous n'êtes pas des élèves « sages ». Certains pour vous avoir déjà retrouvé dans mon bureau à plusieurs reprises.
- Je ne comprends pas, madame, ajouta Temari.
- Oui, ça ne veut rien dire, renchérit Naruto. Si nous sommes des « cassos », pourquoi nous prendre en tant que responsable du comité des élèves et membres du conseil de discipline ?
- Pourquoi ?... Parce que vous êtes des meneurs ! Vous avez de l'autorité sur les autres. Dirigée l'assemblée des élèves et le conseil de discipline ne devrait pas trop vous déranger... Et puis pour donner un exemple : Inuzuka, tu fais parti de ces élèves plein de gueules bien entourés et toujours au courant de tout, je compte sur toi.

L'intéressé sourit.

- Vous comptez sur moi pour m'occuper du sale boulot en somme.
- Tu es plus intelligent que je ne le pensais.
- Oui, je dissimule ça plutôt bien.
- Je prends donc ça pour un oui ! Je vous fais confiance pour vous occuper du comité des élèves. Et surtout ne comptez pas prendre la grosse, tête, ici certaines personnes continuent à veiller sur vous tout de même pour éviter les débordements. Tout est clair ?
- Oui madame, termina Sakura.
- Alors rejoignez vos classes, vous élirez votre président du conseil des élèves plus tard !! Je veux seulement que deux personnes patrouillent ici et maintenant. Temari tu te rends dans la partie annexe, le CPE doit t'attendre.
- Bien madame.
- Et Kiba, puisque tes nouvelles fonctions te tiennent tant à c½ur, tu vas l'accompagner !
- Le lycée annexe ? J'y suis jamais allé ! Je paris qu'il n'y a que des bouseux plein de tune !
- Des « bouseux » ? Répéta Kankuro. Pff... t'es un pauvre type, mec !
- Quoi qu'est-ce...
- TAISEZ-VOUS ET SORTEZ D'ICI !

Sans un mot de plus, ils quittèrent le bureau de la principale, Temari et Sakura en tête, suivies de Kiba qui fit un écart pour frôler Kankurô et lui chuchoter à l'oreille : « C'est pas fini !... gosse de riche»
Ce dernier grogna en le foudroyant du regard. Leur coopération promettait d'être agréable. Naruto qui fermait la porte derrière leur nouvelle équipe, poussa un petit soupir. Tsunade venait de faire la plus grosse erreur de sa vie en mettant Kankuro et Kiba ensembles. Deux caractères forts provenant de deux milieux différents... ça ne pouvait que clacher !
Il ne connaissait pas vraiment Kiba, mais savait qu'il venait d'une famille modeste qui ne pouvait pas se permettre de faire des frais inutiles. Du peu qu'il se souvienne, il vivait en banlieue et avait atteint très difficilement le lycée de Kiri. Seuls ses efforts et sa volonté de s'en sortir lui avait ouvert les portes de cet établissement. Il lui ressemblait sur de nombreux points.
Quant à Kankurô, il ne pouvait pas le juger, il ne le connaissait pas du tout. Temari avait déjà évoqué son nom une ou deux fois, mais il le croyait disparu. C'était étrange de le retrouver ici, surtout de le voir débarquer de la branche annexe ! Il devait forcément provenir d'un milieu aisé quelconque. Et en y réfléchissant bien, Temari n'étant pas riche, cela devait forcément provenir de sa nouvelle belle-mère.
Trop compliqué.
Naruto se promit d'y repenser plus tard. Pour l'instant, il allait rejoindre sa classe et excuser le retard de Temari à cause de ses nouvelles fonctions.
Tout en cherchant le numéro de sa classe, une pensée lui traversa l'esprit. Maintenant qu'il y songeait, il se rendait compte que ce système était un peu merdique. Si Temari et lui devaient se rater à tour de rôles une dizaine de minutes de cours à chaque fois, cela se répercuterait dans leurs moyennes. Tsunade avait-elle vraiment besoin de choisir ses pions parmi ses élèves ? En payer de compétents ne serait-il pas une meilleure idée ? Pour la commission des élèves, il ne disait pas. Ça, c'était une bonne idée, mais le reste...

**

- Hé, Inuzuka !

Le jeune homme brun, tourna la tête vers sa coéquipière avec un air fâché.

- Quoi ? Qu'est-ce que j'ai dit ? S'exclama Temari.
- Bon, je t'explique, tu ne vas pas faire comme la vieille et m'appeler par nom, ça fait trop formel, ok ! Je m'appelle Kiba. Enchanté !

La blonde ne put s'empêcher de sourire.

- Temari !
- Ravi de te connaître ! Bon, maintenant que c'est clair entre nous, tu voulais me dire quoi ?
- Je sens que je vais te laisser parler chez le CPE...
- Hein ? S'écria-t-il. Pourquoi ?
- Disons, qu'il me semble que... je l'ai rencontré ce matin et...

L'Inuzuka éclata de rire.

- Et t'as déjà fait une bourde !
- C'est à peu près ça...
- Tu commences fort ! Dit-il entre deux hoquets.
- Hey !! J'en savais rien !!

Leur discussion s'arrêta. La porte du bâtiment administratif de la partie annexe se tenait devant eux. Ils se regardèrent.

- Les dames d'abord !
- Pff... les mecs, vous êtes galants que quand ça vous arrange !
- Oooh, tu exagères, sourit-il.
- A peine ! Soupira-t-elle. Allez, ramène-toi !
- Du langage formel, tu es passée à « meilleur poto » ! ça me plait !

Ils pénétrèrent avec prudence dans ce bâtiment jusqu'alors inconnu. Tout était calme. Presque trop. Cela leur semblait étrange de se retrouver dans un tel endroit. Etrange aussi de se dire qu'en deux ans de scolarité dans cet établissement, ils n'avaient jamais mis les pieds dans la partie annexe.
Temari avançait en tête, Kiba traînant derrière, observant tout dans les moindres détails. Des portes se succédaient, portant des écriteaux en métal. Il put lire au passage : « Parloir », « Comité des élèves », « Bureau du Principal adjoint ». Ca, n'en finissait pas. Et plus il avançait, plus il se disait que la différence entre la branche annexe et la branche principale relevait non pas de la simple différence mais plutôt de deux mondes différents. Un monde d'allégresse où vivaient tranquillement les plus aisés. Il soupira, mal à l'aise.
Rien qu'en regardant ce couloir, qui contrairement à celui de la branche principale était totalement blanc et d'une monotonie désespérante celui-ci n'était composé uniquement que de couleurs chaudes, d'une propreté impeccable.

- Hé Temari, tu crois que Mr Propre est passé par là ?
- Hein ?
- Euuh... non, oublie...
- Tu fais toujours des blagues aussi bidon ?
- Seulement quand je suis mal à l'aise...
- Tu devr...
- Y a quelqu'un là bas! Chuchota-t-il.

Temari qui s'était tournée vers Kiba, fit volte-face. Un jeune homme brun était assis sur un radiateur à une dizaine de mètres d'eux devant une porte close. Enfin, « assis » était un mot plutôt faible pour définir la situation, « affalé » aurait été mieux. Il ne semblait pas les avoir vus. En même temps, il leur avait été dissimulé jusqu'à présent par une large colonne en marbre. De là où ils se trouvaient, ils devaient encore être hors de son champ de vision.
La blonde haussa un sourcil. Il semblait grand, ses longues jambes étendues devant lui aurait pu faire de lui un sportif, mais en remontant jusqu'à son visage endormi, on comprenait rapidement que le sport n'était pas vraiment son truc. Ses traits fins et ses cheveux ramenés en une haute queue de cheval faisaient plutôt penser à une personne calme et sans problèmes. Il semblait totalement détendu.
Encore un gosse de riche que la vie n'avait pas marqué.

- Salut, lança Kiba.

L'intéressé leva mollement la tête. Son regard se porta d'abord sur le jeune homme brun qui lui avait adressé la parole avant de s'attarder sur Temari qui le fixait avec un léger dégoût.

- Yo...

Et la conversation s'arrêta là. Il n'avait pas vraiment l'air apte à engager la discussion. Kiba quant à lui, n'avait rien d'autre à dire.

- Qu'est-ce que tu fais ici à cette heure ? Demanda soudainement la blonde.

Il parut surprit.

- En quoi ça te regarde ? T'es de la police ?
- Je pourrais te donner une heure de colle pour insulte à un membre du conseil de discipline !
- Tu en fais parti ?
- Tout à fait, alors, maintenant que tu le sais, tu pourrais répondre à ma question !
- ... J'me suis fait virer de cours ! Contente ?
- Dès le deuxième jour ? S'étonna-t-elle.
- Et alors ?
- Ça confirme l'idée que j'avais des mecs de l'annexe !
- Pff... les femmes, vous êtes vraiment galères...
- Mais nous au moins, nous sommes polies comparé aux hommes dans ton genre !
- Dans ce cas, tu es l'exception qui confirme la règle...
- Que... QUOI ?!

Il sourit.

- Si tu n'as pas compris, femme, je viens de t'insulter en disant que tu étais impolie.

Shikamaru ne comprit la situation qui se déroulait qu'en décalage. Tout se déroula si rapidement qu'il n'eut pas le temps de réagir. La blonde en face de lui, avala la distance qui les séparait en une fraction de seconde et lui colla une gifle magistrale. La première de sa vie.

- Avant de dire que je suis impolie, tu devrais te regarder dans un miroir ! Pauvre con !

Et elle frappa à la porte du CPE sous l'air ébahi du Nara qui resta la bouche ouverte et la joue en feu. Cette fille venait de porter la main sur lui... personne n'avait jamais osé en vue de la position de son père.

- Tu... tu ne sais même pas qui je suis, bégaya-t-il.
- Et alors ?! J'm'en balance, t'es un homme comme les autres après tout ! Plus riche, plus con, mais comme les autres !

Durant tout l'échange, Kiba était resté silencieux et n'avait pas une seule seconde tenté d'empêcher Temari de faire ce qu'elle avait à faire. Il aurait fait la même chose à sa place. Ce type était un gosse de riche, pourri gâté qui ne connaissait rien à la vie des quartiers. La Sabaku venait de lui en donner un aperçu.



C'est ainsi qu'en une journée riche en émotions, Naruto, Temari, Kiba, Kankuro et Sakura prirent leurs nouvelles fonctions en tant que membres du comité des élèves et membres du conseil de discipline.
Ils ne savaient pas alors, qu'ils n'étaient pas au bout de leurs peines.



________________


De retour parmi les vivant !!
Désolé pour cette longue absence ^^"
Mais voilà j'arrive avec une suite qui fini de présenter ma nouvelle fic ! Et oui, on est pas encore dans l'intrigue même, mais on y entre au prochain chapitre !!
Donc voilà, en espérant que ça vous plaise toujours, adios !
Kiwi
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#Posté le mercredi 02 septembre 2009 02:06

Chapitre 2 : God Must Hate Me...

Avez-vous déjà remarqué que le silence n'est jamais total ? Comme pour confirmer cette idée, un raclement de chaises se fit soudainement entendre dans la pièce voisine tirant Shikamaru de sa rêverie éveillée.

C'était le signal le plus évident que ça n'allait pas tarder à sonner.

Détournant son regard du cerisier centenaire planté en plein milieu de la cour, le Nara reporta son attention sur leur professeur de lettres qui comme à son habitude, racontait la vie tellement passionnante d'un auteur qu'ils étaient sensés connaître. Sensés.

Il lisait un extrait de texte et sa voix monocorde semblait dire « Mais bordel qu'est-ce que je fous là ? Y en a pas un qui m'écoute ! ». Et Shikamaru ne pouvait pas lui donner entièrement tord. Il était lui même le premier à s'évader durant ses cours. Ce n'était pas sa faute s'il était -comme lui avait un jour écrit un professeur dans son bulletin de note- : « désinvolte ». Désinvolte ? Etait-on désinvolte parce qu'on donnait l'impression de dormir dans un coin de la salle ? Après cette histoire, il avait montré à cet homme ce qu'était vraiment être désinvolte...

Il fixa l'homme au tableau et se demanda à son tour ce qu'il faisait ici. Même sans études, il aurait pu se faire pistonner pour intégrer une boîte célèbre et mener une vie de pacha sans se fatiguer. Toutes les portes lui étaient ouvertes... Il aurait même pu intégrer la pègre locale et qui sait... devenir un génie du crime. Il en avait l'intelligence et les moyens ne manquaient pas dans le milieu de son père. Car, inutile de jouer les faux modestes : il était bel et bien un génie.
Pas forcément par ses notes scolaires qui ne dépassaient guère souvent les 14/20 vu qu'il ne faisait aucun effort, mais par son exceptionnel Q.I.
Ce jeune homme de 17 ans était doté d'un cerveau capable de rivaliser avec les éléments les plus brillants de ce bas-monde.

La cloche retentit.

D'un air blasé, Shikamaru attrapa l'unique bouquin qui traînait sur sa table, le passa sous son bras et quitta la salle sans un mot. Il était midi et Sasuke devait sûrement l'attendre pour aller casser la croûte par là.
« Sasuke... », Ce jeune homme était quant à lui un véritable phénomène de société. 17 ans. De plutôt longs cheveux pour un mec, relevés à l'arrière par du gel. Comme la plus part des japonais, il était brun foncé tirant vers le noir. Rien de particulier.
Mais, ce qui le démarquait vraiment des autres lycéens, était son incroyable popularité. Il était la coqueluche du bahut en quelque sorte. Il entrait dans la catégorie « sombre et ténébreux, discret et peu causant ». De taille moyenne, il faisait parti des célébrités de l'établissement.
Le mystère planant en permanence autour de lui et son caractère sombre faisaient, aux dire des autres, tout son charme. Toutes les filles, des deux parties du lycée et même quelques gars se le disputaient sans arrêt. Le « Prince Sasuke », comme elles l'appelaient entre elles.
Le pire c'est qu'il n'avait jamais porté d'intérêt à tout cela. Encore un gosse de riches qui se croyait au dessus de tout par la nature de ses gènes.

Shikamaru soupira. L'Uchiwa était certes gentil, mais il pouvait cependant parfois être exaspérant.
D'ailleurs en parlant du loup : Il était là, à l'endroit prévu, négligemment appuyé contre la rambarde, les yeux dans le vague. Un léger sourire se peignit sur le visage du Nara. Ce gars, même au naturel, était la classe incarnée.

- Salut !
- Hm... 'lut.

Devant le peu d'entrain que le brun montrait, Shikamaru décida d'engager la conversation.

- Tu veux manger quelque part en particulier ?
- Pourquoi pas sur le toit...
- Ok, sourit-il, je te suis.

Sasuke, se releva, jeta son sac sur son épaule et prit la direction de la sortie du bâtiment littéraire. Shikamaru put encore profiter du spectacle qu'il offrait. La plus part des filles, s'écartaient de son chemin en riant bêtement. Pff... l'amour rendait débile...
Pourquoi s'acharnaient-elles ? Leur sentiment n'était pas partagé de toute façon... ça se voyait qu'elles ne connaissaient pas le brun comme lui le connaissait, sinon elles le fuiraient.

- Au fait, dit Sasuke alors qu'ils montaient les marchent de l'escalier donnant accès au toit, t'as eu des échos par rapport aux nouveaux toutous de l'administration ?
- Plus ou moins... et toi ?
- J'ai entendu dire de mon côté qu'ils étaient assez compétents pour une fois. Il y en aurait deux de notre partie et trois autres du lycée principal...

Un très long discours de la part de l'Uchiwa qui parlait normalement par monosyllabes. Shikamaru sourit à nouveau en songeant à sa rencontre de la semaine passée.

- Boarf... ce sont des pions après tout. Qui vivra verra... mais je dois reconnaître qu'ils ont du caractère.

Sasuke haussa légèrement un sourcil en lançant un regard interrogateur à son ami. Celui ci le dépassa en secouant la tête du genre « Rien, laisse tomber... »
Deux étages à monter. Quelle idée de mettre les toits au sommet des bâtiments surtout lorsqu'il n'y avait pas d'ascenseur. Sasuke avait vraiment envie de le faire transpirer. Mais bon, d'un autre côté, il ne lui en voulait pas. De là haut, la vue était imprenable et le calme incomparable. Ils seraient loin de tous les bruits de la cour et du parc. Un calme qu'affectionnait le brun et qu'appréciait le Nara. Depuis leur entrée dans l'établissement, ils s'y étaient toujours réfugiés. C'était même à cet endroit précis qu'ils s'étaient rencontrés pour la première fois. Une pure coïncidence ? Peut-être pas.

Sasuke s'assit en tailleur et sortit son bentô, tandis que le Nara s'allongeait sur le dos, perdant son regard au milieu des nuages. Un sourire heureux étira ses lèvres. C'était là son activité préférée. En même temps... qu'existait-il de mieux que de pouvoir flemmarder au soleil en ne pensant à rien.
Mais la voix grave du brun le rappela à l'ordre.

- Tu n'as rien à manger ?
- J'ai pas pris mon sac ce matin...
- Donc tu n'as rien ?
- Non...

Un petit silence suivit la réponse directe de l'héritier Nara.

- Tiens, dit Sasuke en tendant son repas. Tu devrais manger un peu plus.
- Je n'ai pas faim, merci.
- Prends, je te dis !
- Et moi, je t'ai dis que je n'avais pas faim.
- Ta fierté te perdra, Shikamaru.
- Hmpf... Et c'est toi qui dis ça...

Tranquillement, Sasuke porta ses baguettes à ses lèvres comme si rien ne s'était passé. Il ne faisait plus attention au jeune homme à ses côtés qui ne disait pas un mot. Ce petit jeu dura deux bonnes minutes, jusqu'à ce que Shikamaru se décide finalement à parler.

- Hm... un peu alors, murmura-t-il.
- J'en étais sûr...
- Tss... galère, répondit-il en rougissant.

Il fit passer son plat au Nara, avant de s'allonger à son tour en croisant les bras derrière sa tête. Que le temps passait lentement. Il n'aimait pas ce lycée, n'aimait pas ses élèves ni ses professeurs. La seule présence qu'il supportait était celle du flemmard. Ce dernier ne lui demandait rien, n'attendait rien de lui, ne l'obligeait pas à parler ou à se confier. Il était seulement là.

- ... y aller...

Sasuke ouvrit les yeux, Shikamaru était penché vers lui.

- Pardon ?
- Hmpf... Tu pourrais m'écouter de temps en temps, enfin, je disais que je devais y aller. On est lundi...
- Ah oui, c'est vrai... Bon courage.
- Merci...
- Combien, déjà ?

Un petit sourire satisfait étira les lèvres du jeune homme brun.

- Sept.
- Hmpf... Il est nouveau ?
- Oui...
- Je le plains...
- Moi aussi quelque part. Il n'a pas mérité ça. Mais bon, après tout, il est payé pour ça !
- C'est ça...

Sur ces mots et un petit salut de la main, Shikamaru quitta Sasuke, le laissant seul. Ce dernier peu perturbé par le départ de son ami, jeta un coup d'oeil à sa montre, 12h16. Il avait encore une demi-heure devant lui. Fermant à nouveau les yeux, il se laissa emporter par ses songes. Shikamaru reviendrait le chercher avant d'aller en cours.

**

Shikamaru en tant que grand habitué, pénétra dans la pièce sans même frapper. Ça n'avait pas commencé que ça le gavait déjà. Il s'assit dans un fauteuil rembourré qu'il n'avait jamais vu jusqu'à alors, celui qu'il utilisait habituellement ayant été retiré avec l'arrivée du nouveau psychologue du lycée. Curieux malgré lui, le Nara se pencha pour pouvoir lire la plaque dorée posée sur le bureau où était gravé « SARUTOBI Asuma, psychologue spécialisé ».
Le jeune homme poussa un soupir. « spécialisé », charlatan oui ! En plus ce type était en retar...
La porte s'ouvrit brusquement, découvrant un homme assez grand, plutôt musclé d'ailleurs avec de courts cheveux noirs. En le dévisageant, Shikamaru put remarquer qu'il avait les yeux d'un profond bleu. Ce type avait autant l'air d'un psy qu'il ressemblait à la reine d'Angleterre.

- Excuse-moi gamin pour mon retard !

« Gamin », ça commençait bien.

- Vous êtes excusé.

L'homme s'assit derrière son bureau et sans attendre, ouvrit le dossier où était agrafé une photo d'identité du Nara. Sa main glissa sur le papier tandis que ses yeux parcouraient la page. Ce qu'il lut l'interloqua, mais il n'en laissa rien paraître. Ce gamin avait fait démissionner en un an, près de 6 de ses psychologues scolaires. Etonnant !
Voyant le léger tressaillement du docteur Sarutobi, Shikamaru se laissa aller à une petite remarque.

- Tout ce que l'on dit de moi n'est pas forcément vrai.
- Nous verrons bien. Mais pour commencer, voudrais-tu qu'on parle un peu jeune homme ?!

Oh ! Grosse amélioration, il était passé de « gamin » à « jeune homme ». Son dossier l'avait tant effrayé ou voulait-il jouer dans la flatterie ?

Mais cela n'empêcha pas Shikamaru de pousser un profond soupir. Cet homme ressemblait à tant d'autres. Mêmes manières agaçantes, mêmes questions stupides. On aurait dit que les psy étaient tous fabriqués dans un même moule. Pas de fantaisie et de nouveauté dans la façon d'aborder ses problèmes.
Faudrait-il qu'il lui explique à lui aussi que son cerveau était impossible à analyser ? Qu'il avait également sûrement lu plus de livres sur la psychologie humaine que le docteur dans toute sa carrière ? Bonne idée ! Il allait la ranger dans un coin de son cerveau pour plus tard. En attendant, il allait s'amuser un peu.

- Mais bien entendu docteur ! Parlons du fauteuil dans lequel je suis assis par exemple. D'après la forme, je dirais qu'il vient de l'époque victorienne, n'est-ce pas ?

Asuma réprima un sourire.

- En effet, une pure merveille ! Je l'ai découvert lors de mon voyage en Angleterre, dans une boutique d'antiquités. Une telle oeuvre d'art sous mes yeux ! On dit qu'il se trouvait au palais auparavant, dans la chambre de la reine.

Un mince sourire carnassier étira les lèvres de Shikamaru. Cela le faisait ressembler à un vampire.

- En êtes vous sûr, docteur ? Car d'après ce que je sais, il est rare que l'on tolère les faux au palais...

La main du docteur Sarutobi se crispa sur le dossier du Nara.

- Faux ? Ce fauteuil est, je peux vous l'assurer monsieur Nara, parfaitement authentique !
- Ah oui ?

Shikamaru passa un doigt sur le bras recouvert de cuir de son fauteuil.

- Regardons le de plus près, docteur ! Voyez entre les coussins, là !

Sarutobi suivit des yeux le doigt de son jeune patient.

- que remarquez-vous, docteur ?
- Des croix.
- Parfaitement ! Des motifs en forme de croix. L'imitation est remarquable, je vous l'accorde, mais si vous connaissiez un peu mieux vos leçons d'histoire, vous sauriez que ces croix ont été faites à la machine. 1920 au plus tôt. Vous vous êtes laissé abuser lors de votre voyage. Mais, après tout, qui s'en soucie ? Un fauteuil en vaut un autre, n'est-ce pas docteur ?

Asuma dissimula son désarroi en écrivant quelques lignes dans le dossier du Nara.

- Vous êtes très intelligent, Shikamaru. Comme l'indique votre dossier. Il y est aussi écrit que vous affectionnez ces petits jeux. Mais revenons-en à vous plutôt !

Et bien, il était persévérant celui la. Autant couper court à la discussion immédiatement.

- Si vous le voulez ! Mais nous risquons d'avoir un problème, docteur !
- Lequel ?
- Je sais dore et déjà quelles questions vous allez me poser et je sais quoi répondre en conséquence. Nous n'avancerons pas, si vous voulez mon avis !

Shikamaru faillit s'accorder un sourire lorsque l'homme en face de lui gribouilla sur la même feuille durant une bonne minute. Faillit. Il n'en eut pas le loisir.

- Nous avons en effet un problème, Shikamaru. Mais ce n'est pas celui la, dit-il finalement.
- Voyons voir quelle brillante théorie déjà vue et revue vous allez me sortir !

Le Nara croisa les bras en affichant un petit air satisfait. De quel mal souffrirait-il cette fois ? Peut-être dédoublement de la personnalité ou encore mensonge pathologique.

- Le problème avec vous, Shikamaru, est que vous ne respectez personne suffisamment pour le traiter d'égal à égal. Vous êtes intelligent et vous le savez, c'est ça votre problème. Vous avez un égo démesuré.

Shikamaru était interloqué. Cette remarque le déstabilisa aussi bien qu'une gifle.

- C'est ridicule, souffla-t-il. Il y a des gens que je tiens en très haute estime !

Asuma ne releva pas les yeux du dossier de son patient.

- Vraiment ? Qui par exemple ?

Le jeune homme réfléchit un instant.

- Albert Einstein, Archimède, Voltaire, Shakespeare...
- Je vois... et quelqu'un que vous auriez rencontré personnellement ?

Derrière son apparente assurance, Shikamaru craignait cette question. Il sembla réfléchir intensément, passant toutes les personnes qu'il connaissait en revu. Aucun nom ne lui vint à l'esprit.

- Alors ? Pas d'idée ?

L'héritier Nara haussa les épaules d'un air contrarié.

- Vous semblez posséder la réponse. A quoi bon me fatiguer. Pourquoi ne pas la formuler vous même ?

Asuma, non content d'avoir gagné cette infime bataille, appuya sur une touche du clavier de son ordinateur. La veille d'écran laissa place à une photo d'un paysage paradisiaque. « Les Caraïbes » songea le jeune homme, il devait aimer voyager. D'abord l'Angleterre et maintenant des îles...
A la dérobée, Shikamaru observait son actuel docteur sous tous les angles.
Ce dernier le savait très bien d'ailleurs, mais n'y prêtait pas plus attention que cela. Pianotant sur les touches avec rapidité, il ouvrit une fenêtre bien précise.

- Extraordinaire. Chaque fois que je lis ceci...
- Ma biographie, j'imagine ?
- En effet. Elle recèle d'énormes secrets mais explique également beaucoup de choses.
- Par exemple ? Demanda Shikamaru, intéressé malgré lui.

Le docteur imprima une page.

- Tout d'abord votre père. Grand PDG de la firme musicale la plus conséquente au Japon, voir mondiale. Une sorte de modèle pour vous ?
- Pas vraiment.
- Vous pouvez m'en dire plus ?
- Pas vraiment, répéta-t-il avec un sourire.
- Alors passons à votre mère. D'après le profil que j'ai sous les yeux, elle serait décédée depuis trois ans.
- Votre profil est inexacte, docteur !
- Ah oui ?
- Ma mère n'est pas « décédée », elle est portée disparue depuis trois ans. Je suis persuadé qu'elle vit encore.
- Soit ! Et comptez-vous faire comme elle, fuir votre père et vos obligations ? Aurez-vous une attitude lâche face aux problèmes de la vie ?

Cette remarque irrita au plus haut point le jeune homme brun. Intérieurement il fulminait et ne rêvait en cet instant, que de mettre un bon coup de poing dans la figure de cet abruti fouineur et calculateur. Mais alors qu'il allait ouvrir la bouche pour répliquer, une idée germa dans son esprit. Son fameux plan B. Et à bien y réfléchir, il semblait meilleur qu'un pétage de plomb devant le docteur Sarutobi qui ne devait attendre que cela.
Shikamaru sentit un frisson d'excitation lui remonter le long de la colonne. Il allait encore s'amuser un peu.

- Pourquoi dites-vous cela, docteur ? Répliqua-t-il, feignant d'être choqué. C'est un sujet sensible. Imaginez que je souffre de dépression. Vous venez d'enfoncer le clou.
- Ce serait possible, dit Asuma, qui sentit soudain une ouverture. Est-ce le cas ?

Shikamaru plongea son visage dans ses mains comme un enfant abatant toutes ses barrières morales.

- C'est à cause de mon père, docteur.
- Votre père ? L'encouragea-t-il.

Il retenait difficilement son excitation. Il était le premier homme qui arrivait à faire parler « l'invincible Nara » comme on l'appelait dans le milieu.

- Mon père, il...
- Oui ? Votre père ?

Un petit sourire étira les lèvres du jeune homme.

- Mon père m'oblige à suivre cette psychothérapie ridicule et inutile, alors que les prétendus conseillers de lycées ne sont que des ânes diplômés par on ne sait quel miracle, incapables de comprendre quoi que ce soit !

Asuma soupira.

- Très bien, Shikamaru. Faites comme il vous plaira, mais vous ne serez jamais en paix avec vous même tant que vous persisterez à fuir vos problèmes.
- Ouais, ouais. C'est ça.

Et avant que le docteur ne lui serve une analyse plus développée, il se leva et se dirigea vers la porte.

- Cette séance n'est pas terminée, jeune homme. Nous avons fait des progrès aujourd'hui, même si vous ne voulez pas l'admettre. Si vous partez maintenant, je me verrai dans l'obligation d'en informer madame la proviseur !

Cette menace n'eut aucun effet sur Shikamaru. Il se trouvait déjà ailleurs. Il devait retrouver Sasuke.


**


Toit du bâtiment des sciences, 12h16 :

Shikamaru quitta le toit en claquant la porte. Il se retrouvait enfin seul. Pas que le Nara le gênait mais il était parfois agréable de se retrouver face à soi même.
Sasuke poussa un petit soupir en chassant une mèche brune qui lui tombait sur les yeux. Il faisait beau, il n'y avait personne pour lui pomper l'air et ce soir il ne travaillait que de 20h à 22h. Une horaire qu'il affectionnait. Il y avait pas mal de clients, et au moins il ne finissait pas trop tard.
En y repensant, travailler l'avait au départ répugné, mais comme lui avait appris Shikamaru, c'était le prix de la liberté.
En gagnant leur salaire seuls, ils pouvaient subvenir à leurs besoins sans en référer à leurs parents trop célèbres.
Mais alors qu'il réfléchissait, la porte d'accès au toit grinça. L'Uchiwa ouvrit les yeux qui tombèrent inconsciemment sur sa montre, 12h26. Cela faisait à peine dix minutes que Shikamaru était parti. Il n'aurait pas pu régler son compte à son psy en si peu de temps. Qui alors ?

- Si vous n'êtes pas Shikamaru, qui êtes vous ? Demanda-t-il sans se lever.
- Quelqu'un qui a pour consigne de vous virer de là.

Sasuke consentit à se relever un petit peu et s'asseoir. Faisant enfin face à son interlocuteur. Son physique peu commun le surprit. Ce dernier était blond, étrange pour un japonais. Mais sa différence ne s'arrêtait pas là. Ses yeux tranchaient également, d'un bleu azur, ils n'avaient rien de conventionnel.

- Tu es un des cinq troubles fêtes désigné par l'administration ? Lança-t-il.

Le blond n'esquissa même pas un sourire.

- Je suis chargé de la surveillance des deux sections et l'accès au toit est interdit !
- Je vois...
- Alors, va-t-en.

Le brun marqua une courte pause pour marquer la suite de sa déclaration.

- Mouais... Mais nous allons avoir un problème, yankee, je n'ai pas vraiment l'intention de bouger d'ici. Alors, que vas-tu me faire ?
- Ça dépend. Tu t'appelles comment ?
- Hm.
- Ton nom ! Tu dois forcément en avoir un...
- ... Uchiwa, céda-t-il.

Le blond sortit un petit carnet de son sac en bandoulière, très vite suivit d'un stylo bille. Il ouvrit une nouvelle page et se mit à gratter tandis que Sasuke l'observait sans un mot.
Le silence entre eux dura une bonne minute, peut-être plus, seulement interrompu par le bruit crissant du stylo survolant la feuille.

- Voilà, dit finalement le blond en arrachant le ticket.
- J'ai la flemme de lire. Qu'as-tu écrit ?
- Hmpf ! T'as rendez-vous avec le CPE de ta section dans deux heures pour avoir transgressé les règles de l'établissement et pour t'être moqué de mes avertissements. Je t'avais gentiment demandé de partir et tu continues à faire le malin.
- Je vois... c'est tout ?

Naruto fut légèrement pris au dépourvu.
- Ben...
- Bon... Tu peux dégager maintenant.
- Je...

Shikamaru choisit précisément cet instant pour faire son entrée.

- Sasuke ! On y va !
- La cavalerie arrive...

Sans se presser, il se releva, s'épousseta son pantalon de toile bleu marine et frôla le blond qui ne savait quoi dire depuis un petit moment.

- Tu manques cruellement d'autorité, yankee, lui murmura-t-il à l'oreille sans s'arrêter. A la prochaine...

**

Qui n'a jamais été le petit nouveau ? Qui n'a jamais été propulsé dans un monde totalement inconnu, seul qui plus est. Qui n'a jamais été perdu ? On y a tous goûté un jour ou l'autre. Pour différentes raisons, un déménagement, un changement d'établissement, ou même choisir un lycée différent que celui que prennent vos amis.
Pour Ino qui se trouvait devant les grilles de Kiri, la première solution était la bonne. Sa mère qui venait de divorcer, avait déménagé dans cette ville trop grande à son goût où tout le monde se foutait de tout le monde. Les gens se croisaient dans la rue sans même se voir. Sans même se respecter. Chacun vivait dans son monde. Et voilà qu'elle débarquait dans son nouveau lycée un mois après la rentrée. Il n'y avait rien de pire.
Si elle était arrivée un peu avant, elle aurait pu être comme tout le monde, perdue un peu sans repères, découvrir le jour de la rentrée les nouveaux visages. Mais là, elle arrivait alors que les amitiés s'étaient déjà formées, que chacun avait déjà plus ou moins trouvé sa place. Comme toujours, elle allait se retrouver seule.

D'un pas mal assuré et en regardant frénétiquement autour d'elle, Ino pénétra dans l'enceinte du lycée. C'était une véritable fourmilière comparée à son ancien bahut. Il y avait des lycéens partout. Mais alors là, vraiment partout. Où que son regard se posait, c'était des dizaines d'étudiants qui marchaient en couple ou même en trio. Cet établissement devait vraiment être au maximum de ses capacités à accueillir des élèves. Et le pire sans doute, était qu'ils ne portaient pas tous le même uniforme.
Elle s'avança sous le porche où elle s'arrêta un instant, cherchant un panneau d'indications. Il n'y avait rien ! Elle voulut demander à un jeune homme assis à une table à sa droite pile au moment où la cloche retentissait et que les couloirs se vidaient. Désorientée, elle ne savait plus où aller, quoi faire, à qui demander.
Sa marche se transforma en course, il y avait encore quelqu'un au bout du couloir, penché sur un casier.

- Quel lycée de merde ! Cracha-t-elle en secouant le cadenas de son casier. Y a pas un seul truc qu'est foutu de marcher ici !!!

Elle était brune, grande, mince. Une de ce genre de fille qui a tous les avantages et que tout le monde ne peut s'empêcher de détester. Ino s'arrêta derrière elle en l'observant, ne sachant trop quoi dire ni comment aborder le sujet.
L'autre se retourna sèchement. Elle portait des lunettes noires carrées qui ne faisaient que renforcer la dureté de ses traits.

- Tu veux quelque chose ? Dit-elle.

Ino remarqua alors son uniforme. Apparemment elles n'appartenaient pas à la même branche.

- Euh... Oui, tu sais où est le bâtiment H ?
- Oui.

Lui tournant de nouveau le dos, elle s'acharnait sur son cadenas. Qui après une énorme secousse et un ultime râle de colère, finit par céder. Versant sur la jeune femme tout le contenu du casier. Ce dernier, principalement composé de livres, feuilles, et classeurs se firent une joie de s'éparpiller au sol en se mélangeant bien.
Ino s'avança vers la brune en s'accroupissant.

- Je peux t'aider ?

Elle attrapa un trieur qui se versa un peu plus par terre.

- Merde !
- Je... je suis désolé !! Je voulais pas, bégaya la blonde en se relevant.

La brune, finit de ramasser ses affaires, qu'elle fourra violement dans son sac.

- Et alors ? Tu fous toujours la merde où tu vas ?!

Ino resta bouche bée devant la violence de sa réponse.

- C'est quoi ton problème ? Je cherchais juste mon chemin !
- Toi et tous les autres ici !

D'un geste, elle claqua la porte de son casier et fila sans un mot de plus, laissant une Ino hébétée, plus perdue que jamais.
Sa première journée commençait bien. Elle était paumée, venait de se faire une ennemie et la cloche avait déjà sonnée.

- Merde ! Merde ! MERDE !!!! VIE DE MERDE !!!
- Et ben ! ça c'est fait ! Fit une voix derrière elle.

Elle fit volte-face pour se retrouver face à un jeune homme brun aux cheveux en bataille.

- Tu sais où se trouve le bâtiment H, s'il te plaît ? Plaida-t-elle sans attendre.

Comme s'il n'avait pas entendu sa question, il enchaîna sur autre chose.

- Tu dois être Yamanaka Ino ?
- Euh... oui. Co.. Comment...

Il l'entraîna à sa suite dans un couloir à sa gauche tout en répondant :

- C'est la vieille qui m'envoie te chercher et te guider vers ta nouvelle classe. C'est pas facile de se repérer ici les premiers jours. Mais je vois que d'après ton uniforme tu fais partie de la branche principale, alors on va bien s'entendre, sourit-il.
- Oh ! Merci...
- Pas de quoi ! Et avant que tu poses la question, je m'appelle Inuzuka, je fais parti du conseil des élèves ! Si t'as un problème, tu peux toujours venir me voir !
- merci...
- Arrête de dire merci !
- Alors qu'est-ce que je peux dire ?
- Et bien, je m'attendais plutôt à un truc du genre « Salut Inuzuka, enchanté ! Moi c'est Yamanaka » !
- Tu connais déjà mon nom, je vois pas pourquoi je me fatiguerai à le répéter !

Kiba éclata de rire.

- Jolie répartie !

Ino sourit. Finalement sa journée ne serait peut être pas si catastrophique.



_______________

Hey les gens !!
Bon cette fois ci, vous n'avez rien à dire xD
Je suis à l'avance et avec le chapitre le plus long que j'ai jamais écrit ! Si ça continu comme ça, ma fic sera rapidement bouclée >.>"
Mais bon, bonne lecture à tous, j'attends vos impressions !
Tchou
Kiwi
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#Posté le dimanche 13 septembre 2009 04:31

Modifié le dimanche 08 août 2010 06:07

Chapitre 3 : Dance inside




Tout paraissait si grand, si disproportionné, si... démesuré !
J'ai la désagréable impression de ne pas être à ma place. D'être le vilain petit canard, celui que tout le monde rejette. Les élèves de ma classe me dévisagent à la dérobée, m'étudient sous toutes les coutures en pensant être discret. Pfff... une belle bande d'abrutis.
Oui je viens d'arriver, et alors ? Vous avez jamais vu une coréenne dans ce pays de merde ? On n'est pas assez bien pour vous autres les Japonais ? Eut-elle envie de hurler alors que son regard croisait celui d'une fille brune au premier rang.
Quel merdier...
Le prof lui même m'observe de temps en temps, je suis sûre qu'il analyse déjà mon profil pour savoir dans quelle catégorie me ranger. Je suis blonde... dans les cassos peut-être ? Les mauvais élèves ?... Le pire c'est que je suis extrêmement sérieuse. Les études étaient ma seule façon de me démarquer auparavant. Mon père ne regardait que ça. Dès que je passais la porte de la maison revenait toujours la même question : « Alors, ça s'est bien passé ? ». Je suppose que la plus part des ados subissent la même chose, mais la plus part des ados n'ont pas mon père. Bref... je m'égare.
Quoi ? Vous voulez en savoir plus sur moi ? Bon...
Si je devais me définir là, devant vous, je dirais sûrement que je suis une lycéenne normale. Banale même. Avec les préoccupations qu'ont la plus part des filles de mon âge : les études, la danse, les mecs, LE mec, la famille, les amis, et pas forcément dans cet ordre là...
Si je devais établir les priorités, viendrait en premier et sans discussion possible, la danse.
Pour la suite, je mettrais Kiba... euh... les mecs !! Pas que je veuille me caser à tout prix, non. Mais il a été si gentil avec moi le jour de mon arrivée...
Bref ! En troisième position... en troisième position... je ne sais pas vraiment. Mettons les études et la famille ex-aequo, puis les amis en quatrième position vu que je n'en ai PLUS ! Merci qui ? Merci Mamaaaan...
Mais ne parlons pas de sujet qui fâche. Je suis à Kiri, point ! Je vais devoir y rester que ça me plaise ou non. Le seul point positif de cette ville est que, d'après les rumeurs, il y aurait ici une très bonne école de danse. Peut-être la meilleure de la région. J'assume entièrement cette passion même s'il en déplaît aux autres. Oh, vous voulez savoir quel type de danse j'apprécie ? Hm... surtout le classique, mais aussi le jazz et... je dois l'avouer, un peu de hip hop même si je n'ai presque jamais eu l'occasion d'en faire. C'est quelque chose qui m'a profondément touché.

La sonnerie retentit comme un son libérateur pour la Yamanaka qui s'empressa de ramasser ses affaires et de sortir sans demander son reste. Parmi tous les élèves de sa classe, pas un seul ne lui avait adressé la parole de la journée.
Elle prit le couloir que lui avait montré Kiba un peu plus tôt en sens inverse pour revenir vers le portail. D'ailleurs en parlant du loup. Le jeune homme brun était appuyé contre le mur en compagnie de deux blonds apparemment en pleine discussion. Ino qui durant une infime seconde avait voulu aller le remercier pour l'aide qu'il lui avait apporté, se désista pensant déranger. Elle baissa donc les yeux et continua son chemin. Mais à sa grande surprise, ce fut lui qui l'appela.

- Oh Yamanaka ! 5h qu'on se connaît et tu me snobes déjà ?
- Hein ?... Mais non, rougit-elle. Je...
- Tu ? Sourit-il, jubilant du fait de maîtriser le jeu.
- Je voulais pas déranger !
- Déranger ? Reprit la blonde.
- Nous déranger ? Enchaîna l'autre blond aux cheveux ébouriffés.

L'Inuzuka éclata de rire, faisant un peu plus rougir la jeune femme qui ne savait pas du tout comment réagir.

- Yamanaka, je te présente Temari No Sabaku et Naruto Uzumaki. Nous faisons tous les trois partis du conseil des élèves.
- Enchanté, s'inclina rapidement Ino.
- De même, répondit Temari avec un sourire.
- Oh ! C'est la nouvelle de ce matin ? S'exclama Naruto. Celle que t'as accompagné ?
- Ouaip.
- T'as de la chance, elle est plutôt mignonne !

Temari claqua le blond surexcité à l'arrière du crâne.

- Ferme la baka, et surtout, la prochaine fois avant d'ouvrir bêtement la bouche, lis « Comment draguer une femme sans se ridiculiser » !
Ino ne put s'empêcher de rire. Kiba était vraiment le gars type : beau, classe et bien entouré. Celui à qui tout semblait réussir.
Elle ne savait alors encore rien de lui.

- Sorry, je dois y aller ! Au revoir !
- Tchou, Yamanaka ! Reviens à l'occas' lança Naruto en souriant bêtement.
- Naruto... qu'est-ce que je t'ai dit y a pas cinq minutes ? Soupira Temari.

**

Sasuke ne fut pas long à ranger ses affaires et rejoignit rapidement le jeune homme qui l'attendait dehors, les yeux dans le vague, une cigarette au coin des lèvres. Toujours la même attitude, toujours cette même façade qui dissimulait un personnage vraiment étrange et complexe. Shikamaru qui semblait si simple en extérieur cachait quelqu'un d'incompréhensible.
Doux, endormi, blasé étaient les mots qui le définissaient si l'on avait effectué un sondage parmi les élèves de sa classe. Il ne disait presque rien, se contentant de dormir en cours, d'écouter. Ce n'était pas spécialement quelqu'un de très vivant. Il n'avait non plus jamais cherché à lier de quelconques liens avec les gens qui l'entouraient.
Pourtant tout ceci n'était qu'un rôle qu'il s'était entièrement construit pour avoir la paix. Ce gars cachait sa vie aussi bien que le faisait Sasuke. Et ce n'était pas peu dire. Si l'Uchiwa était le prince de la beauté froide, lui était le roi du mensonge.

- T'attends depuis longtemps ?
- Juste le temps de fumer cette cigarette...
- Hm...

Le jeune homme jeta le mégot par terre avant de l'écraser d'un coup de talon.

- On y va ?
- Ouais...
Les deux jeunes hommes prirent la route principale vers le centre ville marchant côte à côte. Il n'y avait rien d'anormal à cela. Beaucoup de lycéens et lycéennes faisaient de même. Mais, contrairement à la majorité des élèves la route qu'ils projetaient de prendre était quant à elle, anormale. Ils bifurquèrent dans une petite ruelle moins fréquenté où ils disparurent en prenant soin de vérifier de ne pas avoir été suivis. Ces précautions, ils les prenaient depuis plus d'un an...

**

Huit jours plus tard, 18h42

En poussant la double porte de bois massif de l'école de danse, Ino se sentit soudainement minuscule et insignifiante. Bien qu'elle soit venue observer la semaine passée le cours de jazz où la mode veut que les danseuses portent des tenues décontractées du genre short et tee-shirt, aujourd'hui le régime était bien différent. Sa brusque arrivée jeta un froid dans le cours de classique. Et oui... en classique, c'était vraiment différent. Le jour et la nuit comparé à n'importe quel autre type de danse. Dans cette catégorie l'apparence était reine, bien plus que stricte. Rien à voir avec le jazz ou le hip hop.
Elle le savait déjà, après près de sept ans de pratique. Mais ici, cette atmosphère de majesté n'en était que renforcée : Justos moulants, cache-c½ur de maille, chignon imposé. Tout était fait pour mettre en valeur la sveltesse des corps, les formes longilignes et les traits épurés.
La Yamanaka s'avança lentement, ayant l'étrange impression de troubler la quiétude du lieu. Mais heureusement, avant qu'elle n'ait à dire quelque chose, quelqu'un prit la parole :

- Hey !! Tu viens pour le cours de classique ? Demanda soudainement une jeune femme en l'apercevant.
- Euh... oui.
- Et bien, met toi en tenue dans les vestiaires à ta gauche et reviens vite. On fera les présentations plus tard.

La blonde ne se le fit pas dire deux fois. En dix minutes, elle était de retour dans la grande salle équipée de miroirs où ses futures camarades avaient déjà commencé à s'échauffer.

- Désolé pour le retard, ça n'arrive jamais d'habitude, s'excusa Ino en inclinant la tête.

La jeune femme qui l'avait auparavant accueilli, lui sourit gentiment en lui demandant d'aller elle aussi s'échauffer à la barre.
Après un temps, la voix d'Anko résonna de nouveau dans la salle :

- Tout le monde au centre pour un travail sur les assemblées battues !

Dès que la musique retentit, Ino oublia tout instantanément. Kiba, sa mère, cette jeune femme qui l'avait à moitié agressé lors de son premier jour de cours, Anko, les autres danseuses, le lycée...
Elle ne pensait plus à rien. La musique était une onde qui la portait. Toujours plus haut. Il est très difficile de décrire ce sentiment, mais, elle se sentait légère, presque éthérée. Elle avait la sensation presque grisante que ses gestes pouvaient s'affiner jusqu'à devenir parfaits, que le concept d'harmonie devenait possible. Chaque mouvement la libérait du poids d'un souci, d'une ranc½ur, d'une colère, tout n'était qu'équilibre et envol.
Durant ses deux années de guitare, pas une seule fois elle n'avait éprouvé la même chose. Jouer un morceau ne l'intéressait pas vraiment, et la musique seule ne la touchait pas de la même façon. C'était seulement quand cette dernière devenait danse qu'elle la retournait. L'alchimie extraordinaire du son et du geste, par lequel l'homme devient plus qu'humain...
Ce cours dura une heure et demi, mais il aurait pu durer trois siècles, elle était totalement déconnectée du monde et du temps. En cet instant, elle était profondément heureuse.

**

Deux semaines s'écoulèrent dans une morosité absolue. Les élèves suivaient leurs cours, rentraient pour bosser, manger, se coucher. Les jours se suivaient sans apporter la moindre petite étincelle de vie dans le quotidien des étudiants de Kiri. Ils s'ennuyaient profondément.
La seule chose qui avait changé était que Kiba avait été élu Président du Conseil des élèves et Temari s'était retrouvée élue pour le seconder. Naruto quant à lui, s'était retrouvé la branche annexe imposé pour ses patrouilles quotidiennes en compagnie de Sakura, tandis que Kankuro se retrouvait seul pour s'occuper de la principale, parfois aidé de l'Inuzuka qui appréciait de temps à autre, faire asseoir son pouvoir sur les autres élèves.

Ce fut au cours d'une de ces journées monotones et répétitives que la vie de Temari changea radicalement. Alors qu'elle discutait tranquillement en compagnie de son meilleur ami, un élève portant l'uniforme de la partie annexe arriva en courant, essouflé et se précipita sur Naruto en criant :

- UNE BAGARRE !!
- Qui ? S'écria-t-il.
- Sasuke Uchiwa contre un gars de Terminale à ce qu'il paraît !

Le blond partit en courant à la suite du brun qui lui indiquait le chemin. Temari resta planté au milieu du chemin :

- Mais... Naru ?! Je... Enfoiré ! J'AVAIS PAS TERMINE !!! Hurla-t-elle inutilement.

Enervée, qu'il continu à courir comme s'il ne l'avait pas entendu, elle prit la suite des deux excités en grommelant tout un tas d'insulte sur le compte de l'Uzumaki. Déjà qu'en général, elle ne se privait pas pour lui balancer en face tout ce qu'elle pensait de lui, là, il en prenait vraiment pour son grade. Elle n'avait pas intérêt à lui tomber dessus sur l'instant.
Ses pas claquaient sur le carrelage avec sévérité. Quiconque l'aurait croisé dans cet état d'énervement se serait enfui sans demander son reste. Et il aurait bien fait. Elle aurait étranglé le premier qui se serait interposé entre elle et Naruto.

« Non ! Mais quel abrutit, je vous jure ! Il pourrait pas s'excuser au moins ? Et puis c'est qui ce Sasuke Uchimachin ?! J'vais lui montrer qu'on ne me plante pas comme ça à ce baka, moi ! Surtout pour un inconnu fils d'un homme pété de tunes»

De rage, elle finit par se rendre compte qu'elle était... perdue. Elle tourna la tête à gauche. Elle tourna la tête à droite. Personne.

« Oh my God ! Où suis-je ? Y a pas un foutu gosse de riche lorsqu'on en a besoin ? Je déteste le cursus annexeeeeee !!!! »

- Perdue ?

Elle fit volte face pour se retrouver face à son interlocuteur. Lorsqu'elle croisa son regard moqueur, son cerveau beugua durant une infime seconde. Elle n'en croyait pas ses yeux. Elle ne pouvait pas autant avoir la poisse. Ooooh Non... pas lui !

- Oh ! A ton expression, je vois que tu te souviens de moi, sourit-il. Oui, c'est à moi que t'as mis une baffe il y a quelques semaines... Qu'est-ce que tu veux cette fois ?
- Je cherche Naruto Uzumaki !
- Hum ! Connais pas...
- Merci !

Mais alors qu'elle ne pensait qu'à s'enfuir et commençait discrètement à le faire, il lui attrapa fermement le poignet.

- Pressée ?
- Oui plutôt, grogna-t-elle en essayant de se dégager.
- Tu crois que je t'ai donné cette information gratuitement ? Lui souffla-t-il à l'oreille.
- Quoi ?!... Connard ! Lâche moi ! Salop !
- Désolé, mais la seule personne sur Terre qui ait le droit de me critiquer, c'est moi ! Alors ferme la, femme !

D'un geste vif, il la plaqua contre le mur, un sourire en coin ne quittant pas ses lèvres. Il semblait beaucoup s'amuser. Ce qui ne semblait pas être le cas de Temari qui songea tout de même que son corps d'apparence faible, cachait finalement une grande force jusque là insoupçonnée.

- Lâche moi !!
- D'accord... Mais que me donneras-tu en échange ?
- Ca !

Ce fut au tour de Temari de surprendre le jeune homme. Maintenue par les mains, elle se servie de ses jambes et envoya un coup de pied bien placé au Nara qui la lâcha instantanément. Plié en deux au milieu du couloir, les rôles venaient de s'inverser. Il haletait, essayant de reprendre son souffle.

- Ça va pas, non ?! Enfoiré ! Tu croyais vraiment que j'allais me laisser faire ? Je ne suis ni faible, ni désespérée au point de me laisser faire par un type comme toi ! Je devrais te coller jusqu'à la fin de l'année pour ce que tu viens de...

L'arrivée inattendue de Naruto, la coupa dans son élan.

- Temari ! Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Ah TOI ! Je te cherchais !!

Devant la violence de son ton, Naruto avala sa salive de travers. Il sentait qu'il allait passer un sale quart d'heure.

- Désolé, fit-il en baissant la tête, soumis.
- C'est ça ! Et toi, dit-elle en se tournant vers le brun.
- Shikamaru...
- Quoi ?
- Je m'appelle Shikamaru.
- Et bien, « enfoiré », nous règlerons nos comptes plus tard ! Présente-toi à la salle du conseil de disciple demain à 9h !
- 9h ?
- 9h00 !
- C'est tôt, soupira-t-il en croisant les bras l'air boudeur.

Etait-ce bien le même Shikamaru que tout à l'heure ? Il semblait si différent, soudainement si gamin.

- Tu viens à 9h ! Point ! Et sois pas en retard ! Gronda-t-elle, excédée.
- Bon... à demain, sourit-il malicieusement.



_______________


Hey !! Salut à tous !!
Oui mon retard impardonnable est encore une fois... impardonnable ^^""
Mais c'est pas vraiment ma faute T.T
Avec les cours et tout le boulot, j'ai plus de temps pour écrire. C'est triste à dire mais je ne peux quasiment le faire que pendant les vacances.
Donc excusez moi encore avec l'espoir que ma fic vous plaise toujours !
Kiwi
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#Posté le jeudi 29 octobre 2009 08:15

Chapitre 4: Filth in the Beauty

Chapitre 4: Filth in the Beauty

Temari se leva, une seule pensée occupant ses pensées. Régler ses comptes avec le crétin égocentrique, narcissique et pantouflard de la branche annexe une bonne fois pour toute. Interne au lycée, elle n'avait pas les problèmes de transports qui préoccupaient la plus part des élèves le matin, et cela lui permettait d'accomplir son devoir de vice-présidente du conseil des élèves tard le soir et tôt le matin.
Attrapant une chemise blanche dans son armoire, elle l'enfila d'un coup de poignet rodé par l'habitude avant d'y apposer son badge de surveillante. Son petit rituel vestimentaire accompli, elle sortit de sa chambre, quatre élastiques dans les mains pour se coiffer. Elle ne changeait jamais vraiment de coiffure, sinon par flemme. Celle-ci la démarquait des autres et accentuait son fort caractère de meneuse.
Avisant son reflet dans le miroir de sa petite salle de bain personnelle, elle observa quelques secondes son profil. Elle devait avouer que sa blondeur naturelle était peu conventionnelle, mais ici on ne comptait plus le nombre de filles qui se faisaient des couleurs, alors bon. Elle était habituée.
Relevant le menton, son port altier lui arracha un mini-sourire. Elle allait le dompter ce type jusqu'à ce qu'il s'agenouille à ses pieds et la respecte comme il se doit. Il verrait qu'elle n'était pas une fille facile qui se laissait marcher sur les pieds.


**


PORTE DE KIRI'S SCHOOL, 8h15

Ino déposa sa bicyclette dans le garage prévu à cet effet à l'entrée du parc du lycée. Elle était vieille et rouillée par endroits, mais si elle voulait payer ses cours de danse et poursuivre sa passion, elle ne pouvait se permettre de la remplacer. Jetant un regard par-dessus son épaule, elle vit tout la masse des lycéens entrer en grande pompe pour certains, tandis que d'autres essayaient de se faufiler, invisibles. Poussant un petit soupir de lassitude, elle sortit son cadenas et sa chaîne du petit panier en fer à l'avant de son guidon. Mais alors qu'elle se baissait pour l'attacher, une forme humaine la fit sursauter sur sa gauche. Elle en perdit l'équilibre et tomba sur les fesses, faisant rire son vis-à-vis.

- Ca va ? Tu t'es pas fait mal ? Lui demanda-t-on.

Légèrement honteuse, elle releva la tête, découvrant tout d'abord un uniforme bien plus luxueux que le sien ainsi qu'une tête brune qui lui était familière.

- Que ?... Toi ?

Reconnaissant la fille qui l'avait agressé il y a quelques temps déjà, elle prit un air méfiant.

- C'est comme ça que tu me remercies de te demander comment tu vas ? Lui répondit la brune en lui tendant la main pour se redresser.

Ino ne la prit pas et se releva toute seule.

- Disons que vu comment tu m'as traité la dernière fois que j'ai voulu t'aider, je me demande comment tu vas vouloir me martyriser cette fois.
- Te martyriser ?...
- On n'agresse personne sans raison et ce, même si on provient d'une bonne famille !

La brune tout d'abord éberluée, ne put s'empêcher de rire.

- Dis moi, t'as vraiment un sale caractère pour une fille du peuple !
- Je le prends comme un compliment !
- Tu peux~.

Un petit silence s'installe entre les deux jeunes filles. Ino finit d'accrocher son vélo, et n'en pouvant plus de la voir l'observer finit par dire :

- Alors quoi ?!
- Quoi quoi ? S'étonna-t-elle.
- Qu'est-ce que tu me veux ? Tu voulais pas me demander un truc ?
- Et bien... Me faire pardonner ?

La blonde écarquilla les yeux. Là, c'était inattendu. Elle aurait plutôt pensé que la brune allait se moquer d'elle, l'insulter ou profiter de la supériorité de son statut pour l'enfoncer un peu plus. Mais s'excuser ?

- Pa..ardonner ?
- Ouais, j'ai pas été vraiment cool l'autre jour...
- L'autre jour ?... Ca commence à remonter maintenant.
- Ouais je sais, sourit-elle un peu maladroitement. Mais, j'étais vraiment dans un mauvais jour et je me suis rendue compte plus tard, que tu ne voulais que m'aider... Je m'excuse...
- Je ne m'attendais pas à ce qu'une fille comme toi puisse avoir des remords ! Mais, je te pardonne, fit-elle dans un mini-sourire.

Cette marque de gentillesse fit également sourire la brune, qui remonta négligemment ses lunettes carrés sur son nez.

- Onizuka Karin.
- Hein ?...
- Je m'appelle Onizuka Karin.

Ino dissimula un nouveau sourire qui manquait de poindre.

- Yamanaka Ino !
- Enchanté Yamanaka, c'est la première fois qu'on se rencontre n'est-ce pas ?

Cette petite remarque était une espèce de demande pour souhaiter oublier leur véritable première rencontre.

- Oui... la première fois~.
- Pour fêter ça, je t'invite à déjeuner avec moi ce midi ! Sois pas en retard !
- Que ?... QUOI ?!
- 12h00 pétantes sous la grande horloge !

Et avant qu'Ino ne puisse donner son accord ou quoi, la brune avait filé, sous les regards admiratifs des premières années de la branche principale. Qui la suivaient du regard comme elles auraient regardé une idole internationale et ultra célèbre. Apparemment cette Karin avait également sa côte de popularité. La blonde poussa un soupir entendu. Il ne manquait plus que ça, se faire kidnapper par une fille à papa de l'annexe. N'avait-elle pas assez de problèmes comme ça avec sa vie qui partait déjà dans tous les sens ?
Exaspérée par son manque de chance, elle rajusta sa jupe conventionnelle d'une manière vraiment peu élégante avant de prendre le chemin de sa classe. Elle sentait les ennuis arriver au grand galop.


**


Temari, les reins appuyés contre le bureau en chêne massif de la salle du conseil de discipline commençait à s'impatienter. Ses doigts fins et longs qui auraient pu faire d'elle une pianiste de renom, claquaient en rythme continu sur le plateau de bois. Cette menace déguisée montrait à quel point son état d'énervement n'allait pas tarder à atteindre son paroxysme. Et cela n'allait pas être beau à voir.
Jetant un ½il à sa montre, elle décompta que ce fils à papa avait dix minutes de retard sur l'horaire qu'elle lui avait donné. S'il ne se présentait pas comme convenu, elle lui ferait vraiment la tête au carré. Mais alors qu'elle poussait un ultime soupir d'impatience, la porte bascula sur ses gons, relevant l'air endormi de la personne qu'elle haïssait depuis le jour de sa prise de fonction.

- Yo, lança-t-il.

Dissimulant mal la colère qui brillait au fond de ses yeux, elle laissa son regard se poser à nouveau sur sa montre.

- Tu as 12 minutes de retard !
- Que ça ?! Ca aurait pu être pire.
- Parce qu'en plus, tu es fier de toi ?
- Plutôt oui ! Mes profs sont heureux quand je n'ai que trente minutes de retard. Avoue que j'ai fait un effort.

Très peu encline à lui céder quoique ce soit, elle attrapa la règle en bois posée sur le bureau et d'un coup sec la lui envoya dans les côtes.

- Aouch, gémit-il.

Faisant fi de son cri de douleur, elle apprécia de le voir se plier en deux. Puis dans un air supérieur que personne ne lui connaissait, elle s'accroupit à sa hauteur et lui dit calmement :

- Quand on est en retard, on s'excuse.
- Enfoirée...

Souriant à sa réponse, elle le frappa sur les épaules avec la même force que précédemment.

- Tu disais ?
- Par...don.
- Je crois que je n'ai pas bien entendu ?
- Je... je te demande pardon !
- Ah ! Voilà qui est mieux.

Elle lui tendit la main pour l'aider à se relever. Lui lançant un regard méfiant à cause de la douleur qui lui traversait l'abdomen et le dos, il s'en saisit tout de même. Elle le tira vers le haut, le remettant sur ses jambes.

- Voilà, ça c'était pour m'avoir plaqué hier. A présent, parlons plus calmement si tu veux bien m'écouter~.
- Calmement ? Haleta-t-il.
- A moins que tu ne préfères revenir à ma méthode précédente ?
- C'est bon... va pour la deuxième méthode...

D'un coup de menton elle lui désigna une chaise. Il se retourna, s'en saisit et obéit. Une fois installé, il reporta son attention sur elle, une question lui brûlant tout de même les lèvres.

- Tu penses tellement fort, que j'arrive à t'entendre, dit-elle.
- ... ?
- Tu te demandes si ce que je fais est légal c'est ça ?
- Hn.
- Je pense que c'est aussi légal que ton viol manqué d'hier. Tu peux aller te plaindre, je le ferai en suivant de mon côté. Bien évidemment, n'ayant pas ton soutien et ton argent, je me ferai renvoyer et tu pourras continuer ta petite vie de fils à papa comme si rien ne s'était passé... ou alors, derrière cet air suffisant, tu as un minimum d'humanité et d'intelligence pour comprendre que tu méritais ça.

Derrière son ton sans faille, Temari devait reconnaître qu'elle avait terriblement peur. Si elle était renvoyée, elle n'avait plus aucune chance d'atteindre le cabinet d'avocat qu'elle convoitait. Au fond, elle n'était qu'un jouet dans la main de cet enfoiré.

- Tu es vraiment une femme, toi... grommela-t-il.
- Hein ?
- Chiante, exaspérante, butée et violente...

Il esquissa un petit sourire.

- Ne fais pas comme si tu me connaissais, femme. Je suis peut-être obligé de t'obéir, toi et le règlement de cette école, mais je suis loin d'être le fils à papa que tu vois en moi !
- Parce que tu n'en es pas un peut-être ?
- Loin de là.
- Très bien, alors répond simplement à ma question.
- Quoi ?
- Comment as-tu intégrer cette école ?

Il s'était attendu un peu à tout, sauf à ça. Et même son cerveau de génie n'arrivait pas à trouver de réponse valable face aux deux océans d'émeraude qui le foudroyaient.

- Hein... ben...
- Ne te cherche pas des excuses. Tu es de la branche annexe. Il n'y a que d'une manière possible que tu as pu arriver ici, « fils à papa »... Encore et toujours du piston.
- Mais, je...
- Tu quoi ? Soupira-t-elle.

Il observa le silence quelques secondes avant de finalement répondre.

- Tu sembles avoir la réponse. C'est vrai, je n'ai pas intégré cette école par mes propres moyens, mon père m'en a ouvert les portes. Mais j'aurai très bien pu y arriver seul.

Elle ricana.

- Toi ?... Seul ?! Laisse-moi rire, fils à papa. Tu ne sais même pas ce que le mot « effort » signifie. Je suis sûr qu'on t'a toujours servi sur un plateau d'argent depuis ta naissance.
- Je t'ai dit d'arrêter de faire semblant de me connaître, femme ! S'énerva-t-il.
- Sinon quoi ? Tu vas faire « l'effort » de te mettre en colère ?... Arrête, une seconde ! Sans la renommée de ton père, je suis sûre que tu ne sais pas te défendre.
- Très bien...
- Hum ?
- Faisons un pari toi et moi !
- Un pari ?
- Quel est le numéro de ta classe, femme ?
- Pourquoi tu veux savoir ça ?
- Tu le découvriras dès demain matin... Alors, ton numéro !

Elle hésita une seconde. Que comptait-il faire ? Elle s'attendait à tout avec lui.

- Me dis pas que la furie blonde a peur ? fit-il cyniquement.
- 2ème année classe A.
- A ? Très bien~ sourit-il avant de repousser sa chaise.

Il allait sortir de la classe lorsqu'elle l'interpella, abasourdie par son culot monstrueux.

- Tu me fais quoi là ?
- Moi~ ?... Je te donne rendez-vous demain à 9h00 !
- 9h00 ?!... Où ça ?
- Tu le découvriras bien assez tôt~.

Et sur ces mots, il sortit de la salle du conseil de discipline sans avoir reçu la moindre punition. En un sens, il était plutôt fier de lui. Et cette fille sous ses airs de furie, lui plaisait bien. Il avait bien envie de s'amuser. Elle était son remède à l'ennui qui le rongeait depuis toutes ces années.

Temari de son côté fixa la porte qui venait de se refermer avec un air choqué. Ce ne fut qu'une fois qu'il eut disparu qu'elle shoota avec force dans la chaise devant le bureau qu'il avait utilisé. Ce gars la faisait sortir de ces gons, elle n'avait jamais vu quelqu'un aussi sûr et imbu de sa personne. Il était irritant, énervant, exaspérant. Dès qu'elle voyait sa sale face de fouine, elle n'avait qu'une envie, lui casser les dents jusqu'à le voir pleurer.
Ce type était la pire chose qui existait en ce monde. Pourquoi devait-il se retrouver sur son chemin ? Quelqu'un pouvait-il lui expliquer là ? Parce qu'elle n'arrivait pas bien à comprendre comment elle pouvait être malchanceuse à ce point.

Mais alors qu'elle se décidait enfin à sortir, elle tomba sur Kiba qui arrivait une pile de dossiers sous le bras. Etonné de la trouver là, il s'exclama :

- Tema-chan ?! Qu'est-ce que tu fous là ? T'as pas cours à cette heure-ci ?
- Si. Mais j'avais une affaire à régler.

A voir son ton sérieux, il comprit que quelque chose la préoccupait. Désireux de lui remonter le moral, il lui déposa les dossiers dans les bras.

- Suis moi, larbin, j'ai besoin de toi !

Les yeux écarquillés, elle le regarda, un air choqué peint sur le visage.

- Que ?... KIBA VIENS ICI SALE PETIT PROFITEUR !

Il rit.

- Il ne fallait pas me nommer président~ si c'est pour venir s'en plaindre par la suite. Allez, suis-moi, et si tu râles, je te colle une heure de ronde dans la bâtiment annexe ce soir avec Kankuro !

Elle savait parfaitement que ce n'était qu'une menace en l'air, mais cela lui arracha un sourire. Kiba avait un véritable don quand il s'agissait de lui remonter le moral. Son ton toujours léger et ses remarques décalées pouvaient faire sourire n'importe qui. Et il était devenu quelqu'un de précieux aux yeux de la blonde. Elle qui croyait n'avoir que Naruto se rendait compte que quelqu'un d'autre veillait sur elle.

- Je te rappelle que je suis vice-présidente, j'ai le droit de contester tes décisions !
- Mais t'es toujours à un échelon en dessous de moi !
- Tsss~.
- Voilà une réponse qui prouve ma supériorité écrasante !
- Va te faire, Inuzuka, sourit-elle.



**


L'heure du déjeuner arriva à grand pas, que ce soit pour Ino ou l'héritier Nara. Celui-ci d'ailleurs, jeta un ½il à sa montre. Son rendez-vous n'était plus que dans quelques minutes. Rajustant sa veste d'uniforme, il s'appliqua à la fermer correctement pour une fois avant de resserrer sa cravate rouge vif autour de son col. Présentable, il se racla la gorge et frappa avec solennité à la porte portant la plaque dorée « Bureau du Principal : TSUNADE ». Dès qu'il entendit une réponse affirmative, il poussa le panneau de bois et dans un sourire respectueux et charmeur changea totalement d'expression. Un Nara obtenait toujours ce qu'il désirait.



Ino de son côté ne savait pas si elle devait prendre le rendez-vous qu'elle avait reçu le matin même pour une blague. Prudente et peu désireuse de s'attirer les foudres d'une des grosses fortunes du lycée, elle se pointa tout de même sous l'horloge. Onizuka n'était pas encore là. Tout comme Shikamaru quelques minutes plus tôt, elle regarda sa montre, 11h58. Elle était un peu en avance et la cloche n'avait pas sonnée. Elle avait eu la chance d'avoir une heure de trou pour être à l'heure. Jetant un regard alentour, elle ne tomba que sur des jeunes de la branche principale pas assez friqués pour déjeuner au réfectoire qui déjeunaient avec des bentôs fait maison. Son estomac émit un gargouillis à la vue de la nourriture, lui rappelant qu'elle n'avait pas déjeuné.
Songeant qu'il lui faudrait attendre, elle s'assit au pied de l'horloge et vissa ses écouteurs dans ses oreilles. Pianotant quelques secondes, elle trouva rapidement un titre à écouter. Tout d'abord attentive à tout ce qui se passait autour d'elle, ses yeux se perdirent rapidement dans le vague, visualisant les clips des chansons qu'elle écoutait. Il ne remarqua donc la grande brune à lunettes que lorsque celle-ci ne fut plus qu'à cinq mètres d'elle. Retirant rapidement ses écouteurs quand elle arriva à sa hauteur, elle lui sourit timidement.

- Salut Yamanaka~. T'as vu ça, j'suis pile à l'heure !
- J'avoue !
- Tiens, t'écoutais quoi ?

Ino baissa les yeux vers son lecteur MP3.

- Je pense pas que tu connaisses...
- Mais n'importe quoi ! Montre !
- Bah, c'est-à-dire que je ne suis pas originaire de ce pays, donc...
- Ah ?! C'est pour ça que tu as tellement d'accent ? Rit-elle. Je pensais que tu venais d'Hokkaido ! T'es d'où ?
- Séoul.
- T'es Coréenne ?!... Ca explique beaucoup de choses~... n'empêche tu parles très bien Japonais !

La blonde sourit à ce compliment. Finalement la brune n'était peut-être pas aussi méchante qu'elle pouvait bien le laisser penser.

- Je suis venue vivre au Japon avec ma mère y a cinq ans... Elle va de divorces en divorces...
- Ah...

Karin sentit qu'il lui fallait changer de sujet.

- En tout cas, va falloir que tu me fasses découvrir ta musique !
- Oui, avec plaisir !
- Moi, je suis plus tournée vers le visual kei avec les groupes qu'on a ici !
- Oui forcément ! Ils sont ultra célèbres même en Corée du Sud.
- Tu m'étonnes~.

Avisant l'heure, la brune remit ses lunettes sur son nez et attrapa Ino par le poignet.

- Viens, je t'invite à déjeuner !
- Mais... s'écria-t-elle. J'ai pas assez de monnaie...
- Je t'ai dit que je t'invitais ! Allez, dépêche !
- On va où ?
- Dans un petit bar que je connais !
- Euuuh... okay...


**


KIRI'S SCHOOL, BRANCHE ANNEXE, 18H

Sasuke fourra son carnet de notes dans son sac et l'accrocha à une de ses épaules avant de quitter la classe. Plus tôt dans la journée, il avait reçu un sms en provenance de Shikamaru qui lui disait de ne pas l'attendre et de le retrouver directement au club. Il ne prit donc pas la peine de traîner dans les couloirs du lycée et se dirigea d'un bon pas vers la sortie. Sa chevelure d'ébène, dressée en piques à l'arrière de la tête lui valait des regards appréciateurs de la part de la gente féminine où qu'il aille. Il n'y prêta même pas attention, ne leur accorda pas un sourire ou un regard. Il n'appréciait pas d'être ainsi l'objet de tous les regards du lycée quand on savait que le soir il devenait l'objet des fantasmes des femmes d'âge mûre à la recherche de chair fraîche. Car oui, lui, l'héritier Uchiwa deuxième du nom avait été renié par son père et son sang, le jour où ils avaient découvert ses tendances sexuelles. Il était gay. Et cela ne se voyait pas d'un bon ½il dans le milieu de son père. Alors, il s'était débarrassé de lui. L'inscrivant dans une école loin de la demeure familiale où il serait obligé d'y apprendre à se débrouiller seul.
C'était étrange de penser que c'était Shikamaru qui l'avait sauvé. Ce fameux jour sur le toit. Il s'en rappelait très clairement.


Sasuke se tenait sur la bordure du toit, ses yeux fixant ostensiblement le sol plusieurs dizaines de mètres plus bas. Il ne savait pas très clairement ce qu'il faisait là, pourquoi il faisait ça et si ça valait le coup.
Mais alors qu'il succombait à une de ses crises d'angoisse liées à l'abandon de sa famille et surtout à celle de son frère aîné, une voix qu'il ne connaissait pas lui dit :

- Vas-y ! Jette-toi de là, trouillard. Au moins j'aurai un peu de distraction...

Le brun s'était vivement retourné pour tomber sur le corps étendu d'un brun clair qui semblait dormir le dos appuyé contre un mur en crépis blanc.
Il ne l'avait pas remarqué auparavant, et ce regard méprisant qu'il lui renvoyait le perturba encore plus.

- Qui ?... Qui es-tu ?
- Le mec qui va être témoin du suicide d'un mec encore plus débile et lâche que lui.
- Que ?...
- Vas-y, je te dis ! Saute. J'suis sûr que tu vas te sentir mieux. En plus, tu arrêteras de polluer cette Terre. Au fond, tout le monde y gagne...

Sasuke avait bondit et l'avait attrapé par le col, fou de rage. Personne ne lui avait jamais parlé sur ce ton vu son statut d'héritier.

- JE T'AI DEMANDE QUI T'ES, ENFOIRE !!

Très calmement, Shikamaru avait plongé ses yeux dans les siens avant de lui répondre :

- Qui je suis n'a pas d'importance... Mais toi, je peux te dire que tu n'es qu'un lâche qui essaye de fuir ses problèmes en se jetant du toit. Imbécile. Tu ne mérites même pas que je t'adresse la parole.
- Tu... tu ne sais pas quels problèmes j'ai...
- Et je peux te dire que je m'en fous... On a tous des problèmes quand on essaye de fuir son propre sang.
- Que ?!... Co..comment ?
- Ne crois pas être le seul à avoir envisagé la chute libre.



Oui, il s'en souvenait parfaitement. Shikamaru l'avait réveillé ce jour là. Il lui en était reconnaissant, car il avait appris qu'il n'y avait rien de plus important que la vie. Et au fond, il pensait avoir une dette envers lui. C'est pour cela, qu'il l'avait rejoint pour venir l'aider à gagner sa vie et acheter sa propre liberté en donnant de ses nuits dans ce host club de luxe qui leur permettait de s'en sortir assez bien financièrement. L'Oasis, lui permettait de fuir avec honneur son sang maudit. C'était le prix de son indépendance.


_______________

Voilà le come-back tant attendu de Kiwi =D
En espérant que ça vous replonge dans l'ambiance de ma fic, je vous souhaite une bonne lecture et pourquoi pas un petit commentaire pour me donner votre avis~ ==D
Ici, on en apprend plus sur notre petit Uchiwa qui n'est pas aussi resplendissant qu'on pourrait le penser au premier abord ! Kukuku~ Ce serait trop facile sinon =.=
Voilà, je remercie ceux qui me suivent encore !

Et encore milles excuses pour ce retard d'un an T___T
Kiwi.
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#Posté le mercredi 22 septembre 2010 07:22

Modifié le samedi 02 octobre 2010 03:40

Chapitre 5 : Hope it gives you Hell

Chapitre 5 : Hope it gives you Hell

Kiba, Temari et Naruto rejoignirent tôt le matin la salle de conférence réservée aux membres du conseil des élèves. Kankurô s'y trouvait déjà, fumant accoudé à l'une des fenêtres avec un profond détachement. Il tourna à peine la tête à l'entrée des trois autres, sachant pertinemment que Kiba lui ferait un reproche.

- Hé Sabaku ! Eteins moi ça immédiatement, tu sais parfaitement que c'est interdit à l'intérieur du lycée.

L'intéressé tira une dernière bouffée avant de jeter le mégot par la fenêtre. S'approchant de son président, il ne put s'empêcher de lui souffler la fumée à la figure avec un sourire froid.

- A vos ordres, président.
- Bien, fit celui-ci d'un ton parfaitement calme et détaché, montrant qu'il était habitué aux écarts de conduite de Kankuro et s'en moquait éperdument. Où est Sakura ?

La porte s'ouvrit à la volée sur une jeune fille aux cheveux roses qui rajusta avec une certaine classe le pli des manches de sa chemise bien plus échancrée que la moyenne.

- Je suis là~.

Kiba lui sourit, puis dépliant une feuille de format A3 qu'il punaisa sur le tableau d'affichage, il dit :

- Voilà le programme pour les prochains jours à venir. J'ai tenu compte des horaires de chacun ainsi que des séances d'examen. Comme d'habitude, je compte sur vous pour vous tenir à vos heures.

Temari qui découvrait le programme en même temps que les autres sentit un frisson parcourir sa colonne vertébrale lorsqu'elle lut qu'elle allait passer le plus clair de son temps avec son soi-disant frère. C'était le pire duo que l'Inuzuka pouvait former.
Enervée, elle se retourna, l'appelant.

- Ne dis rien, Tema-chan... je sais, mais je ne pouvais pas faire autrement !
- Mais !

Il lui adressa un petit sourire désolé.

- C'est comme ça.

Naruto, lui remarqua qu'il s'en sortait plutôt bien. Un soir avec Temari, il était ensuite 70% de son temps avec Sakura et deux matins avec Kiba. Ce fut donc soulagé qu'il échappa aux heures en compagnie de Kankuro. Il avait déjà du en faire et n'en gardait pas un très bon souvenir. Le grand brun, athlétique et baraqué était violent et sans considération pour les autres. Naruto se demandait comment lui et Temari pouvaient être aussi différents. Quand avait-il pu mal tourner à ce point ?

Le blond jeta un ½il à sa meilleure amie qui devait penser à peu près la même chose et songeait que s'ils se retrouvaient ensembles, elle allait lui faire cracher le morceau tôt ou tard. Et elle pouvait être effrayante quand elle était énervée...

- Si vous n'avez pas d'autres questions, fit Kiba, vous pouvez aller en cours, je n'ai rien à ajouter.

Naruto n'en attendait pas moins, il fila en saluant de la main les autres membres, rejoignant rapidement les bâtiments de la branche principale. Ces derniers temps, il se sentait fatigué et las. Lui qui avait toujours été joyeux et hyperactif commençait à ressentir pleinement le poids de ses responsabilités. Il étudiait toute la journée, se chargeait de son boulot de surveillant et rentrait dans sa chambre d'internat pour faire ses devoirs jusqu'à 22h, heure de sa dernière patrouille souvent accompagnée d'un adulte. Puis il se couchait, épuisé.
Il avait l'impression de ne plus avoir de vie. En un sens, cela l'avait profondément responsabilisé. Il avait compris ce qu'était que d'avoir tant de gens qui comptaient sur vous pour tout organiser, tout arranger et toujours sourire. Il plaignait profondément Kiba dont le travail devait être multiplié par deux, ainsi que Temari qui l'aidait et passait beaucoup de temps en sa compagnie pour que ce lycée n'ait pas à subir de débordements dû à l'inégalité des classes. Comment pouvaient-ils fournir autant d'énergie tous les deux ? Cela le dépassait. Il aurait tant aimé lui aussi, trouver sa source d'énergie. Quelque chose qui lui donne envie de se lever le matin avec un sourire, d'avoir envie de commencer cette journée avec bonne humeur.

Perdu dans ses pensées, il bouscula un jeune homme qui venait dans sa direction et se dirigeait vers la branche annexe.

- Pardon !

Confus, il s'écarta pour voir le visage de sa victime. C'était un brun de taille moyenne, pourtant le coup qu'il lui avait mis sans le vouloir l'avait légèrement projeté en arrière, lui laissant supposer une minceur assez étonnante. Celui-ci redressa la tête, rejetant en arrière sa chevelure d'ébène.

- Fais gaffe où tu vas.

Cette remarque piqua Naruto au vif. Il se sentait stupide de s'être inquiété pour lui quelques secondes plus tôt.

- C'est bon, mec. C'était un accident, calme toi !
- Attend, mais je te reconnais... t'es le mec blond du conseil des élèves.
- Et toi, tu es... ?
- Celui à qui tu as foutu deux heures de colle pour non-respect des règles...
- Ah oui, je m'en souviens... Sur le toit. Uchiwa c'est ça ?
- T'as plutôt bonne mémoire, yankee.
- Et toi, t'as pas une gueule dont on se souvient facilement ! Banale je dirais même...
- Que ?!...
- A plus, Uchiwa~. Fit le blond en s'éloignant, que cette rencontre avait mis de bonne humeur.
- Salaud, murmura-t-il, un petit sourire étirant à peine le coin de ses lèvres pincées. Le conseil est vraiment composé de pourris !
- Evidemment puisqu'on surveille les gosses de riches ! Il faut se mettre à votre niveau !
- ...
- A la prochaine, Uchiwa !
- ... Tss...

Et sur ces mots, après l'avoir regardé s'éloigner lentement, le brun se détourna et reprit également sa route, songeant à la déclaration que lui avait faite la veille Shikamaru. Tout d'abord étonné, il n'avait pourtant rien dit. Lui plus que quiconque savait à quel point l'héritier Nara pouvait être lunatique et imprévisible. Il ne faisait jamais que ce qu'il voulait, et donnait l'impression d'être le nombril du monde. Tout ça pour dissimuler sa vraie personnalité. Alors le brun l'avait laissé faire sans rechigner, curieux de voir comment les choses allaient évoluer. C'était rare qu'il se préoccupe d'autrui, mais quand il le faisait cela donnait toujours des résultats assez étonnants. Sasuke avait bien envie de rencontrer ce gars ou cette fille qui l'avait ainsi fait changer d'orientation.


**

KIRI'S SCHOOL, BRANCHE PRINCIPALE, 8H56

Temari s'était levée dans l'angoisse du mauvais tour que le crétin de brun de l'annexe allait lui jouer. Et c'était étrange, car pour l'instant il ne lui était rien arrivé. Elle n'avait pas été renvoyée pour mauvais traitement sur un élève, n'avait pas subi ni de dommages physiques ni dommages moraux en représailles.
Et puis, il lui avait donné rendez-vous à 9h00... et l'heure était presque atteinte. Que lui réservait-il ? Elle n'en avait pas fermé l'½il de la nuit. Il était tellement tordu, tellement perfide et sournois qu'elle ne craignait pas seulement pour son grade ou sa fierté mais plutôt pour sa vie. Les fils à papa comme lui avaient souvent des jeux mesquins quand il s'agissait de racheter leur honneur. Ce fut donc avec une extrême prudence qu'elle passa la porte de sa salle d'anglais. Jetant un ½il alentour, elle ne détecta rien d'anormal... pas de gros bras qui l'attendait à l'intérieur, pas de saut remplit de peinture près à lui tomber sur la tête la porte à peine entrouverte. Rien.
C'était de plus en plus étrange et stressant. Son but était-il de lui mettre les nerfs à vifs dans l'attente de sa vengeance ?
Echangeant quelques bonjours, elle s'assit à sa table sans quitter la salle des yeux une seule seconde. Tout son corps était en alerte et près à bondir à la moindre anomalie.

Peu à peu la salle se remplie, les étudiants arrivants au fur et à mesure que le temps passait. Elle regarda sa montre, 8h59. Plus qu'une minute avant l'heure qu'il lui avait indiquée. Son c½ur battant anormalement vite à cause de sa tension qui montait, elle essaya de se calmer en gardant son côté rationnel et méthodique qui faisait d'elle une meneuse née.

9h00... leur professeur se présenta à la porte de leur classe et posa son cartable en cuir sur le petit comptoir qui lui servait de bureau. Voir ainsi un membre de l'autorité de l'établissement rassura la jeune fille. Là, elle se sentait en sécurité. S'il débarquait pour se venger, elle pourrait toujours porter plainte et avoir des témoins. Mais alors qu'un petit sourire satisfait étirait ses lèvres comme quoi tout cela n'avait été que du bluff, l'homme qui leur enseignait les langues depuis près de deux ans maintenant, prit la parole :

- Bonjour à tous, installez-vous sans bruit s'il vous plaît... Et avant de commencer ce cours, laissez-moi-vous présenter un nouvel élève qui vient d'être transféré dans notre section... Nara Shikamaru. Tu peux entrer.

Le c½ur de la blonde qui s'était mis à battre frénétiquement à l'entente du discours de leur professeur, rata complètement un battement lorsque le jeune homme qu'elle détestait le plus au monde, fit son entrée théâtrale et mesurée. C'était lui, il n'y avait aucun doute possible. Même coiffure, même manières de riches agaçantes et même regard sournois.
Il entra et se posta à côté de l'homme brun qui venait de l'inviter à passer le pas de porte. D'un coup d'½il bref, il chercha la blonde du regard avant de lui adresser un petit sourire en coin sarcastique. Il tenait sa vengeance. Puis, comme si de rien n'était, il salua d'un signe de tête à peine marqué l'ensemble des élèves avant de finir de se présenter.

- Bien Nara, tu vas donc prendre place au fond à la table de libre près de Sabaku.
- Oui monsieur.
- Que ?! S'étouffa Temari.

Le bruit qu'elle émit attira l'attention de son professeur qui la foudroya du regard.

- Une objection mademoiselle Sabaku ?
- Huh... Non, non, aucune... mais c'est que...
- Parfait ! Dans ce cas, je vous prie de tenir votre langue !
- ...
- Merci.

Shikamaru inclina à nouveau la tête devant leur enseignant avant de marcher vers sa place d'un air stoïque qui ne trahissait pas la moindre émotion. Il tira sa chaise en arrière, prit place, sortit ses affaires et fixa en silence l'homme au tableau sous le regard médusé de sa voisine de table. Elle n'en revenait pas... n'y croyait pas. Comment avait-il réussi ce coup là ?!

- Fils à papa, comment t'as pu changer de classe ?! Chuchota-t-elle, les sourcils froncés.
- « fils à papa » ? Fit-il semblant de s'étonner, désolé femme, je crois que je ne suis qu'un prolétaire comme toi. Regarde moi, je suis dans une classe de minables portants des chemises rêches, des vestes aux couleurs immondes et la plus part ne savent pas ce qu'est un parfum... quelle classe de défavorisés, on est bien parmi le peuple...

Cette remarque cinglante vint finir de l'achever. Elle n'allait pas le supporter longtemps.

- T'es un enfoiré, fils à papa.

Souriant à sa victoire, il profita d'être en anglais pour lui répondre en chantonnant :

- But you know that we're better together ! Just think about it~.
- Bastard !
- Kukuku~.

Naruto assis à quelques tables de là haussa un sourcil. Ces deux là se connaissaient-ils ? Il lui semblait bien avoir déjà vu le brun quelque part mais cela ne l'avait pas marqué à outre-mesure. Mis à part sa coiffure assez spéciale pour un mec, il ne se démarquait pas vraiment des autres. Moyennement grand, à peine musclé, il avait tout l'air d'un type banal sans ennuis. Pourtant, à voir l'air contrarié de la blonde, il comprit que quelque chose clochait entre eux. Et pour concrétiser ses suppositions, il lui en toucherait deux mots plus tard.


**

Ino en cours d'économie à deux classes de là, mâchonnait distraitement son stylo en songeant à sa nouvelle amitié naissante. Elle ne s'était pas attendue à ce qu'une fille aussi friquée que l'était Karin puisse en réalité être aussi gentille. Elle se revoyait sortir du lycée pour aller déjeuner avec elle. Rien que cela avait été toute une aventure. A peine les grilles passées, trois hommes en costume-cravates et portant des lunettes noires les avaient filé. La blonde se souvenait avoir lancé à l'héritière Onizuka : « On est suivi... ? »
La brune qui la dirigeait en la tirant par le poignet s'était retournée vers elle en souriant discrètement : « Les gorilles de mon père ! Ils me filent dès que je vais quelque part ! Va falloir les semer ! Viens, dépêche on va se fondre dans la foule et tourner dès que l'occasion se présente !! »

Ino, les yeux dans le vague ne put s'empêcher de sourire à cette pensée. Cette fille énergique était en vérité très chaleureuse et ouverte. La Yamanaka avait tout de suite sentit chez elle une espèce de solitude qui l'éloignait des autres. Les gens ne l'approchaient soit que pour son argent, soit que pour son statut et elle avait du mal à se lier avec les jeunes de son âge. Mais elle avait tellement à offrir dès qu'on essayait de regarder au-delà de son nom. Puis c'est là qu'elle avait comprit... Onizuka... ce nom lui avait semblé familier dès qu'elle l'avait entendu.

« Onizuka ? Je peux te poser une question ? »
« Oui vas-y~ ! »
« Je vais peut-être dire une bêtise ! »
« T'inquiète ! »
« Est-ce que... tu es la fille de Suigetsu Onizuka, le chanteur de visual-kei ? »
« Bah, tu le savais pas encore ? » S'était-elle étonnée.
« Waaah !! J'suis impressionnée comment tu lui ressembles pas ! C'est fou ! »
« HEY !!! Je te permets pas !! » Avait-elle dit en éclatant de rire.
« Bah au moins tu ne ressembles pas à un mec, en un sens c'est aussi un compliment ! »
« C'est ça !! Cause toujours, fille du peuple ! »

En y repensant, elle avait passé une excellente journée, surtout que juste en suivant elle était tombée sur Kiba. Ah Kiba~ ! Il ressemblait vraiment à l'homme de ses rêves, il fallait l'avouer. Pas très grand mais pas petit non plus, il était châtain foncé, gentil, souriant et musclé. Tout en lui inspirait un profond calme qui vous mettait à l'aise dès qu'il était dans les parages. En plus, il était drôle et savait par un simple regard vous donner confiance. Et le mieux dans tout ça, c'est qu'il l'avait invité à boire un verre !!!
Un vrai rendez-vous !... UN RENCARD !
Elle n'y avait pas cru sur le coup ! C'était trop beau pour être vrai ! Kiba, SON Kiba s'intéressait à elle.
Mais alors qu'elle rêvassait le sourire aux lèvres, son professeur lui lança une craie dans la figure qui la ramena à l'ordre.

- Mademoiselle Yamanaka, vous êtes ici dans un lycée élitiste dont le but est de former des élèves en conséquence ! Si vous avez envie de dormir, je vous prie de quitter mon cours !

Voilà... les beaux jours ne se suivaient apparemment pas...


**

Dès que la cloche de fin de cours sonna, Temari bondit de sa chaise et foudroya son voisin de table d'un regard qui l'aurait désintégré sur place.

- Bon, tu m'expliques ?! Grogna-t-elle.

Naruto s'était également levé pour venir les rejoindre.

- Hé Temari, calme-toi ! Fit-il, conciliant pendant que Shikamaru se contentait de se reculer sur sa chaise et de croiser les jambes. Tu peux m'expliquer toi, ce qui te prend de l'agresser comme ça ?
- Naruto... Ne t'en mêle pas, s'il te plaît !
- J'en jugerai quand je connaîtrai tes raisons !

Shikamaru voulu prendre la parole, mais Temari le fit taire d'un simple regard.

- Cet enfoiré est un mec de l'annexe !
- De l'annexe ? S'étonna le blond en se retournant vers lui. Mais pourquoi est-il venu i..
- Par simple besoin de m'emmerder, lui répondit la Sabaku en le coupant dans sa question.
- Ce n'est pas tout à fait exact, se défendit Shikamaru avec le calme qui le caractérisait si bien.

Naruto n'ayant pas tous les éléments en mains se sentait un peu perdu.

- Pas tout à fait exact ? Répéta la blonde. Pourquoi alors si ce n'est pour me pourrir la vie ?!!
- Nous avons fait un pari, je te rappelle. Tu voulais la preuve que je pouvais me débrouiller tout seul, faires des « efforts »... La voilà ! Affrontons-nous à la régulière par nos notes et on verra bien !
- Que... s'étrangla-t-elle.

Il sourit.

- Attendez attendez ! Intervint Naruto en agitant les mains devant ses yeux. Si je comprends bien... Nara vient de la branche annexe et s'est inscrit en principale pour venir t'affronter... toi ?
- J'en ai bien l'impression, grogna Temari, méfiante qui songeait au pari qu'il lui avait proposé la veille.
- C'est tout à fait ça, répondit Shikamaru en même temps.
- Peuh... Tu n'as aucune chance de me battre, fils à papa, je suis la meilleure de cette classe contrairement à ce que tu peux penser !
- Ne parle pas trop vite, petite prolétaire, le jeu ne fait que commencer !

Naruto poussa un soupir entendu.

- Très bien, alors j'en serai l'arbitre, avant que l'un de vous deux ne meurt de façon peu légale... Je ne favoriserai aucun des deux camps, et je ne veux pas de triche de votre part. Aucune note ne devra être falsifiée sous peine de renvoi. J'en toucherai deux mots à Kiba qui en tant que président y veillera !
- D'accord, répondit le brun.
- ...Hm... ça marche, enchaîna Temari. De toute façon je ne vois pas ce que j'ai à craindre d'un mec qui a toujours eu tout ce qu'il voulait d'un claquement de doigts.
- Qui vivra verra, femme. Qui vivra verra~.

L'assurance de sa réponse irrita au plus haut point la blonde qui se rassit sur sa chaise pour se plonger dans son livre de géographie. Elle n'envisageait même pas la défaite. Elle ne le pouvait pas. Si elle perdait la face devant lui, qui sait ce qu'il lui ferait subir.


**

KIRI'S SCHOOL, BUREAU DU CONSEIL DES ELEVES, 17H50

Kiba tapa une pile du dossier sur son bureau histoire de les remettre au carré, puis dans un petit soupir satisfait contempla son travail. Il n'était pas peu fier de lui. Il avait fini ses cours, avait organisé le programme de la soirée et trié ses dossiers en attente.
Si on lui avait dit il y a quelques semaines qu'il serait devenu bureaucrate à plein temps, il n'y aurait jamais cru. Il n'avait jamais aimé la paperasse ou l'organisation, tout lui venait comme ça, au feeling. Il avait donc appris tout ce qu'il devait savoir en un temps très court et devait avouer que finalement cela ne lui déplaisait pas. Au contraire, il prenait même un certain plaisir à rendre service. Et cela l'avait finalement amené à réfléchir sur son avenir. En quittant ce lycée, il avait bien envie de se lancer dans une faculté enseignant les sciences politiques. Tsunade avait raison en un sens, le jeune homme turbulent qu'il avait été avait besoin de se savoir soutenu et entouré pour avancer. Lui aussi était un meneur et savait parfaitement se faire obéir. Alors si en plus de ça il pouvait aider les gens et essayer de trouver des solutions pour améliorer leurs conditions de vie, sa voie était toute tracée.
Il attrapa les clés du bureau en un petit sourire, puis se dirigea vers la porte qu'il ferma avant de prendre la direction de sortie de l'établissement. Une certaine blonde devait l'attendre. Et quand il arriva à l'apercevoir à l'entrée, elle l'attendait bien... mais pas seule. Une grande et mince brune qui la dépassait d'une demi-tête discutait avec elle de façon animée en la faisant sourire. Intrigué, il s'approcha d'un pas assuré mais mesuré pour lui laisser le temps de le voir à son tour. Quand enfin elle le remarqua, elle lui sourit en agitant la main.

- Salut Ino, lança-t-il gaiement.
- Kiba-kun !! Je t'attendais ! Tu es un peu en retard !

Il ne put s'empêcher de laisser échapper un petit rire.

- Oui, différentes affaires à régler !
- Oh, laisse-moi te présenter Onizuka ! Et Onizuka, voici Inuzuka Kiba, président du conseil des élèves~.
- Enchanté, fit-elle en dissimulant la légère froideur de son ton.
- De même, répondit-il un peu sur ses gardes.
- Vous avez remarqué, vos noms de famille se ressemblent à deux voyelles près ! Fit Ino.

Karin de son côté remarqua qu'Ino appelait Kiba par son prénom et inversement alors qu'elle l'appelait par son nom de famille. Evidemment, elle connaissait l'Inuzuka de nom pour avoir été élu Président du conseil des élèves devant l'ensemble du lycée, mais en revanche elle ne savait pas qu'ils étaient aussi proches tous les deux. Et cela la contrariait un peu.
Mais le fait que le châtain prenne la parole, la coupa dans sa réflexion.

- Bon, on va te laisser Onizuka !
- Ah... oui, évidemment !
- A demain, lui répondit Ino tout sourire.
- Yep, à demain, fit-elle dans un sourire qui ne sonnait pas comme d'habitude. Amusez-vous bien...

Ino lui fit un clin d'½il dans le dos de Kiba en un regard qui signifiait « J'y compte bien~. » faisant soupirer Karin qui se contenta de secouer la tête de droite à gauche en laissant un minuscule sourire légèrement forcé se dessiner sur ses lèvres. Puis dès que la blonde lui eut tourné le dos, elle laissa son expression reprendre sa froideur naturelle en les regardant s'éloigner côte à côte. Cette image lui donna la nette impression qu'elle était en trop et mis à l'écart et qu'ils s'amusaient très bien tous les deux sans elle. Mais elle n'avait pas l'intention d'abandonner. Elle voulait qu'Ino prenne du plaisir comme la veille à rester avec elle. Cela pouvait paraître égoïste, mais la blonde était sa première véritable amie à ne rien attendre d'elle à part d'être elle-même. Et cela la rendait intéressante à ses yeux et attisait sa curiosité. Elle voulait approfondir cette relation, voir jusqu'où la blonde pouvait l'aider et lui apprendre. Elle ne voulait pas la perdre et se rendait compte que la partager avec Kiba l'irritait. Jouer contre le président des élèves allait être une partie serrée, mais elle n'avait pas dit son dernier mot.
Après tout, ce n'était pas un gamin défavorisé ayant grandi dans les quartiers qui allait lui marcher sur les pieds. Elle était une Onizuka tout de même et même si elle n'utilisait habituellement pas nom pour se sortir du lot, il était probable que cette fois il en soit autrement.

« A nous deux Inuzuka... »




________________________________


Hey, salut à vous chers lecteurs =D
Non, pitié ne me tuez pas pour l'attente T___T
CAR CETTE FOIS CI J'AI UNE EXCUSE VALABLE (genre la fille habituée à excuser ses absences), oui oui oui, le fait est que ayant déménagé à Bordeaux je n'avais pas internet T____T
Imaginez la geek frustrée que je suis devenue -___-"""
Pas internet, pas de connexion... pas de connexion, pas de posts... pas de posts.... PAS DE POSTS ! ^^'''
Tout ça pour m'excuser platement en espérant que vous aimerez, je vous souhaite une bonne lecture =D

Ah ! Si j'ai quelque chose à ajouter, DEUX même =O
Ma première annonce concerne mes titres de chapitres... vous avez du remarquer qu'à partir du chapitre 2, ils sont tous en Anglais ?... ou pas. Bref, en tout cas, certaines personnes ont déjà dû se rendre compte que c'était tous des titres de chansons. Et oui ! Je ne les ai pas inventé ^^'''
En tout cas, celui qui trouvera tous les artistes et me les donnera le jour où je posterai mon tout dernier article se verra offrir un One-Shot ! (quelle générosité) Le gagnant pourra me demander le couple qu'il veut (mais pitié, évitez le NaruHina T___T)

Ma deuxième annonce concerne un vote de popularité xDDD
Je vous laisse voter pour votre perso' préféré présent dans ma fic, les résultats seront affichés sur le prochain article d'ici la semaine prochaine qui le tag que j'ai honteusement dû écrire ^^''
- Temari
- Shikamaru
- Naruto
- Kiba
- Kankuro
- Sakura
- Ino
- Karin
- Sasuke
- Kakashi
- Anko
- Tsunade
- Kiwi

Voilà une bonne chose de faite =D
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#Posté le samedi 06 novembre 2010 02:16

Modifié le samedi 06 novembre 2010 02:32

Chapitre 6 : Airplanes

Chapitre 6 : Airplanes


Un tintamarre à réveiller un mort fit ouvrir un oeil à l'héritier Nara. A moitié ensommeillé, il se pencha pour éteindre son réveil posé sur sa table de nuit. Quand ce bruit insupportable se tut enfin, il se laissa retomber sur son matelas avec un profond soupir de fatigue. Il voulu refermer les yeux, se laisser porter par la douce léthargie du sommeil qu'il traînait encore... mais il savait que s'il le faisait il se rendormirait aussi tôt... et pour une fois il ne le pouvait pas. Il devait se rendre dans la branche PRINCIPALE, pour suivre des cours plus stricts que ceux de l'annexe et montrer à cette femme blonde exaspérante qu'il n'était pas celui qu'elle pensait. Il était peut-être un héritier d'une grande famille mais cela ne signifiait pas que son Q.I était inexistant et basé uniquement sur l'argent et la facilité... quoique la facilité, peut-être un peu quand même...Ce fut donc profondément blasé qu'il tira son épaisse couette pour poser un pied sur le parquet froid et se diriger vers la douche.La journée ne faisait que commencer et à l'idée de jouer de son intelligence et de sa répartie contre cette femme épuisante, lui donnait cet étrange sentiment de satisfaction. Il voulait la voir se rendre compte de sa propre faute en l'ayant sous-estimé. Un Nara gagnait toujours quelque soit le défi s'il était motivé... Et une femme sortie de nulle part n'avait aucune chance. Elle l'avait humilié en le faisant se plier en deux devant elle... il allait lui rendre la monnaie de sa pièce. Il lui ferait poser un genou à terre, foi de fils à papa.  


**
 
 Temari était debout depuis un moment quand son réveil sonna à son tour. Elle était allongée sur son lit et révisait son cours de physique de la veille. Si elle voulait ridiculiser cet abruti misogyne elle devait le battre à plate couture dans toutes les matières. Or, une récente recherche dans la partie annexe lui avait permis de se pencher – illégalement – sur ses résultats scolaires. Un quatorze de moyenne assez régulier. Pas de quoi l'inquiéter en définitive, mais en parcourant son dossier, elle était tombée sur un classeur beaucoup plus étrange, et de son point de vue, plutôt inquiétant pour le coup ; son analyse comportementale et morale par six psychologues différents.  Rien n'avait été répertorié en détail si ce n'est qu'il avait été qualifié de « Maître de l'Esprit » après avoir poussé à la démission ces six hommes. Elle avait parcouru les maigres documents avec un sentiment de malaise persistant. Qui était en réalité Shikamaru Nara ? Et surtout que comptait-il lui réserver ?Elle ne pouvait pas perdre. De plus, s'il y parvenait, sa fierté de femme imbattable en perdrait un sacré coup. Elle éteignit donc son réveil en baillant. Il n'était que 6h30 du matin et elle bossait depuis plus de trois quarts d'heures à cause des insomnies qu'il lui procurait. Si elle lui tombait dessus, elle lui ferait la tête au carré.   Et elle ne croyait pas si bien dire, son service terminé pour le conseil des élèves, elle crut qu'elle allait commettre un meurtre si tôt la porte de sa salle de japonais passée. Il était là, assis à la table voisine de la sienne, à l'heure pour une fois, et un sourire narquois accroché aux lèvres. Ce sourire elle lui aurait bien fait ravaler à coup de poings dans la figure.

 - Yo, lança-t-il.
- Hn... encore là, toi ? 

Il se contenta d'un petit sourire sarcastique qui l'irrita au plus haut point. 

- Une semaine que je suis là et tu as déjà du mal à tenir la distance~ ? Les examens n'ont même pas encore commencé. Aurais-tu peur de quelque chose, petite prolétaire ? 

Elle se retint de claquer ses cahiers sur son bureau et crispa seulement son poing avant de s'assoir à sa place. 

- Si j'étais toi je bosserais pour ne pas me faire écraser bêtement.
- Bosser ?... oui, j'y songerai dès que j'aurai dormi un peu plus parce que 8h00 pour commencer la journée, je trouve ça vraiment trop tôt !
- T'as qu'à te casser alors, je ne te retiens pas.
- Ca te ferait trop plaisir, femme.
- Tu dis ça encore une fois, HOMME, je te casse les dents ! 

Avisant l'air sombre au fond des prunelles de la blonde, il ne répondit rien, esquissant juste ce petit sourire qui la rendait folle de rage. Et qui fonctionna à merveille. Elle s'assit rageusement à sa place et se mit à l'ignorer ostensiblement. Ce qui l'amusa au plus haut point.

 - Hé, fem... euh... fille du peuple !
- QUOI  E.N.C.O.R.E ??!
- Tu devrais commencer par te calmer, tu vas avoir des rides avant l'âge~.
- ... tu veux vraiment mourir avant l'heure, ma parole.
- Toi aussi à bouillonner comme ça intérieurement. Regarde moi, je suis calme et je me porte pas plus mal !
- Si c'est pour me dire des trucs comme ça, fils à papa, je t'interdis de m'adresser la parole ! 

Et de nouveau, elle tenta de lui tourner le dos. Il ne dit rien, observant le silence le plus total cinq bonnes minutes. Mais cela ne dura pas plus longtemps. 

- Petite prolétaire ? 

Temari serra les dents en grommelant « Bordel mais je vais le tuer... », avant de couler un regard furieux dans sa direction. 

- Dis moi, tu le fais exprès ou c'est juste que tu t'ennuies ?!!!
- Hm... bonne question ! Pourquoi pas un peu des deux ? 

Temari lui adressa un sourire tellement faux que cela lui fit froid dans le dos, puis discrètement elle se pencha de sorte à libérer sa jambe droite et dans un coup parfaitement calculé, lui envoya son pied dans le mollet. Il retient le couinement de surprise et de douleur qui le traversa. 

- Oh ? Quelque chose à ajouter encore, fils à papa ?!
- Je... aie...
- Oui, c'est bien ce qu'il me semblait~ !
- Enflure...
- Pardon ?
- Rien. 

Naruto deux rangs plus loin poussa un long soupir exaspéré. Dire que cela ne faisait que commencer.  


**
  Une longue limousine noire dernier cri s'arrêta devant les portes de Kiri dans un lent freinage silencieux. Le véhicule s'immobilisa sous les regards curieux ou habitués du reste des élèves. Pas besoin de chercher à regarder derrière les vitres teintées pour savoir qui se trouvait à l'intérieur. Cela arrivait une fois de temps en temps dès que Karin Onizuka pouvait rendre visite à son père.Cette dernière d'ailleurs, assise négligemment sur une des banquettes en cuir poussa un petit soupir blasé en jetant un ½il à l'Agent de son père qui l'avait raccompagné. Cette situation l'irritait bien plus qu'elle ne le laissait paraître. Elle détestait son père, détestait venir le voir quand leur rencontres ressemblaient à s'y méprendre à un mauvais film américain. Elle devait attendre dans sa loge durant les heures, se faire annoncer, tout ça pour une bise et un « travail bien ». Il n'avait jamais de temps pour elle. Son groupe passant avant tout. Tout ce qu'elle savait de lui venait des magazines qu'elle trouvait chez des marchands de journaux. Pouvait-on appeler ça un père ?... Non, elle ne le pensait pas.Ce fut donc dans un regard brillant de colère qu'elle tourna la tête vers le jeune homme qui s'occupait des plannings de son géniteur. 

- Tu devrais y aller, Karin-san, j'ai encore beaucoup de choses à faire. Et tu vas finir par me mettre en retard.
- Ouais, de toute façon je compte pas prendre racine avec toi.
- Bien. 

Enervée par son impassibilité, elle se leva, s'apprêtant à sortir. Mais au dernier moment retint son geste pour lui lancer :

- Et arrête de m'amener ici avec cette putain de bagnole !
- Je ne fais que suivre les ordres de ton père.
- Ouais ben tu peux te les mettre là où je pense !
- Tu devrais tenir ta langue, Karin-san ! Ton père t'aime, tu sais.
- ...
- Et tu lui dois le respect !
- Arrête de faire comme si tu me connaissais, Hayate. Tes beaux discours infondés tu peux te les garder. Tu m'énerves presque autant que lui... Il aime la musique, son public et les interviews. Son monde s'arrête à ces trois choses là ! Pas plus...

 Puis elle ouvrit violemment la portière avant de la claquer avec force derrière elle. Le jeune homme blond poussa un long soupir entendu tout en ramassant son agenda électronique posé à côté de lui ainsi que son téléphone portable tout neuf. Sa journée commençait avec un live sur un plateau de la principale chaîne musicale de télévision japonaise de Suigetsu dans une heure, tout devait être prêt. Chassant la jeune lycéenne de ses pensées, il composa le numéro écrit sous ses yeux tandis que la voiture redémarrait. Karin de son côté marchait rapidement, avide de mettre de la distance entre cet homme et elle. Il l'insupportait tant par ses manières et sa façon de s'adresser à elle que par ses mots qui avaient le don de la faire voir rouge. Que savait-il d'elle ? Comment pouvait-il se permettre, ne serait-ce qu'une seule seconde croire pouvoir lire en elle ?!Et son père... parlons en de celui là ! Elle était venue lui rendre visite la veille et il n'avait pas pu se libérer. Une déception de plus. A force, elle avait fini par s'y habituer. Il n'était jamais disponible de toute façon. Ne faisait jamais le moindre effort quand il s'agissait d'elle. Alors pourquoi s'acharnait-elle ? Pourquoi lui offrait-elle bêtement une nouvelle chance à chaque fois ?... Peut-être qu'au fond elle espérait qu'il finisse par se rendre compte de sa négligence en tant que père et essaye de rattraper le temps perdu.Secouant la tête, elle continua son chemin en direction de la branche annexe. Mais alors qu'elle avançait sans prendre la peine d'afficher son sourire vendeur habituel, elle tomba sur la troisième personne de la journée qu'elle n'avait pas le moins du monde envie de voir. A croire que le sort avait décidé de s'acharner contre elle aujourd'hui. Il la remarqua à son tour. 

- Onizuka, lança-t-il. 

Elle lui adressa un petit mouvement du menton. 

- Président Inuzuka. 

Et alors qu'elle allait le dépasser, peu désireuse de l'affronter maintenant, il lui lança : 

- T'aurais pas vu Ino ? 

Elle s'arrêta. Ne se retourna pas. 

- Je viens d'arriver, alors non, je ne l'ai pas vu. Te manquerait-elle déjà ?
- C'était juste une question.
- Et t'as cru que j'étais un point d'information ? Envoie-lui un message si t'as quelque chose à lui dire. 

Il haussa un sourcil, mi-surpris, mi-énervé.

- J'peux savoir pourquoi tu le prends comme ça ?
- Que je prends quoi comme ça ?
- Ca !
- Désolé, Président, je ne vois pas de quoi tu parles. Bonne journée.
- Attend Onizuka !
- Hm ?
- Tu me détestes c'est ça ?

 Elle esquissa un sourire purement hypocrite. 

- Je ne vois vraiment pas de quoi tu parles... T'es sûr de ne pas faire erreur sur la personne ?

 Il haussa un sourcil interrogateur, semblant ne pas suivre son raisonnement purement féminin. Avisant qu'il n'avait rien à répondre, elle mit fin à la conversation : 

- Bon, je te laisse mon cours va commencer et je vais être en retard. Pour la deuxième fois, bonne journée, Inuzuka. 

Et elle le planta avec la même froideur qu'elle venait d'user contre Hayate. Certes elle ne connaissait pas Kiba Inuzuka et ne pouvait se permettre de le juger, mais il l'énervait. De un car il était un mec, de deux car il avait ce, elle ne savait quoi, d'attrayant et de trois, il possédait l'attention d'Ino. Et ça, plus que tout, avait le don de la rendre furieuse. Penser à cela la fit revenir quelques jours en arrière. La blonde lui avait envoyé un sms pour qu'elle mange ensemble le midi. Ce à quoi la brune avait immédiatement répondu qu'elle trouverait un moyen de se libérer. Et quelques heures plus tard, elles s'étaient donc retrouvées dans un petit coin reculé du parc. Ino avait apporté un bentô fait par ses soins qui ravi l'héritière Onizuka, peu habituée à ce genre de choses. Il était simple comparé aux plats qui lui étaient servi tous les jours, mais elle le trouva délicieux. Elle aurait pu en manger à tous les repas ; car avoir une présence chaleureuse à ses côtés, peu importe ce que l'on mange paraît bien meilleur. Elle se surprit à sourire sans y penser. De façon naturelle.Ino était ouverte et un peu excentrique sur les bords, mais on aurait dit qu'elle faisait de réels efforts pour se montrer aimable. Efforts qui touchèrent la brune. Personne ne lui avait jamais témoigné un tel intérêt dénudé de fausses intentions. Cela ne faisait peut être qu'une demi-douzaine de jours qu'elles se connaissaient, mais pour Karin, cela suffisait à vouloir lui créer une part spéciale dans son c½ur. Seulement... vu le rendez-vous qu'elle avait obtenu avec Kiba quelques jours plus tôt, il était évident qu'il soit le sujet principal de conversation. Et cela n'en finissait plus. Elle le tarissait d'éloges, ne mâchant pas ses mots quant à ses innombrables qualités. Si elle ne l'avait jamais vu en vrai, Kiba lui serait apparu comme une espèce de Dieu vivant dans la bouche de la blonde. Bien foutu, beau, gentil, attentionné, galant... Il avait toutes les qualités, l'homme PARFAIT.Pfeu... si extérieurement, elle lui avait souri de manière à acquiescer à tous ses propos, intérieurement elle avait réprimé une mine de dégoût. Voilà pourquoi elle ne supportait pas ce mec. Il détenait toute son attention, toute son admiration. Et encore une fois elle se retrouvait léguée au deuxième plan. Alors qu'elle avait pensé trouver quelqu'un qui ferait attention à elle, elle se rendait compte que cette personne avait déjà trouvé son numéro 1.Dépitée, elle avait décidé de prendre son temps pour réfléchir en prenant juste assez de distance pour être tranquille sans toutefois couper le contact. Certes, elle ne voulait pas abandonner et perdre la face contre Kiba, mais elle devait avouer qu'il avait pris plus d'avance qu'elle ne l'avait cru.Mais alors qu'elle s'installait à son bureau et posait son sac devant elle, elle eut le réflexe d'attraper son téléphone portable pour, d'une simple pression, mettre fin à la veille. C'était une habitude, sachant pertinemment qu'elle n'aurait aucune nouvelle de son père si ce n'est par sa secrétaire, ou de sa mère qui devait une fois encore sortir avec, elle ne savait, quel mec. Quelle ne fut pas sa surprise, donc, quand elle se rendit compte qu'elle avait un message non lu. Elle déverrouilla son smart phone, laissant apparaître une icône avec marqué : « Nouveau message reçu de 'Ino' ». Haussant un sourcil, elle l'ouvrit, tout de même curieuse. 

« Yah ! Salut la pimbêche~. Pas trop de mal à te lisser les cheveux ce matin ? J'suis sûre que t'as du passer une heure devant ta glace pour être parfaite comme d'habitude. J'ai presque entendu les cris de tes groupies jusque dans ma classe dès ton arrivée. Très pratique pour savoir si t'es à l'heure~. Bon, ça mis à part, ça te dirait te manger avec moi ce midi ? » 

Elle le relut au moins deux fois d'affilées, ne pouvant s'empêcher de sourire au fur et à mesure de sa lecture. C'était étrange de penser qu'Ino ne l'oubliait pas dès qu'elle la perdait de vue, et ce simple petit message lui réchauffa le c½ur venant finir de la convaincre qu'elle ne devait pas abandonner. De plus, en vérifiant l'heure de réception, elle se rendit compte qu'elle l'avait reçu avant de tomber sur Kiba ; donc, que la blonde avait pensé à elle et non pas au brun. Cela la mit d'étrange bonne humeur. Elle s'offrit le luxe de relire son sms une troisième fois avec un sourire des plus éclatants. Elle serait là le midi comme convenu.  


**

 
 Sasuke assoupi sur sa chaise de classe, regardait par la fenêtre les yeux à peine entrouverts. Un léger soupir lui échappa tandis que ses yeux se posaient sur la cour en contrebas. Il s'ennuyait fermement. Pas que sa vie n'ait jamais été très trépignante, mais avec le départ de Shikamaru dans la branche principale il devait avouer qu'elle était devenue insipide. En une semaine, il n'avait vu le Nara que deux fois pour aller bosser le soir. Il ne venait même plus le rejoindre le midi pour déjeuner et il se retrouvait seul.Ses yeux d'ébènes se mirent à fixer un point imaginaire au loin. Il n'avait même pas idée à quoi pouvait bien ressembler la fille avec qui il avait fait son stupide pari de fierté masculine. Et il devait avouer que cela piquait sa curiosité. Jamais il n'avait vu le brun prendre autant à c½ur quelque chose. Il devait également s'ennuyer fermement pour se rattacher à la moindre étincelle pouvant égayer son quotidien.Il croisa les bras en se reculant légèrement sur sa chaise. Il faudrait qu'il lui en touche deux mots le soir même. S'il se souvenait bien ils avaient les mêmes horaires. D'un geste il fit basculer le clapet de son portable et cliqua sur la touche indiquant : « contact récent ». Le premier à s'afficher n'était autre que celui qu'il voulait contacter. Shikamaru. D'un geste vif et expérimenté, il tapa son texto et l'envoya dans la foulée, puis le rangea dans sa poche de son bas d'uniforme. Mais alors qu'il essayait tant bien que mal de se reconcentrer sur son cours de civilisation, son vibreur le surprit. Jetant un regard à son prof au tableau pour vérifier qu'il pouvait attraper son mobile, il fourra sa main dans sa poche de pantalon et le retira. 

« Nouveau message reçu de : Shikamaru »

 Il l'ouvrit : « Tu peux m'attendre à la sortie des cours à 18h à l'endroit habituel ? ». Au moins il ne l'avait pas oublié. Il lui répondit affirmativement puis fit disparaître son portable. Pas que le Nara lui manque mais il n'aimait pas être si seul. La solitude lui avait toujours collé à la peau, mais depuis qu'il l'avait rencontré même s'ils parlaient peu, il aimait ressentir sa présence apaisante à ses côtés comme une petite flamme dans les ténèbres qu'avaient toujours été sa vie. 

- Uchiwa-san ? fit son professeur.
- Hn.
- Pouvez-vous résoudre ce problème ?
- ... 

L'homme en face de lui s'écarta du tableau pour l'inviter à l'y remplacer sans possibilité de refuser. Blasé, il repoussa sa chaise et se leva. D'un geste blasé il attrapa la craie que lui tendait son professeur avant de se laisser son regard se porter sur le problème en question. Ce n'était pas vraiment compliqué et en appliquant le théorème qu'ils avaient vu la semaine précédente il le résolut en un tour de main avant de retourner à sa place. A nouveau derrière son bureau, il regarda son boulot satisfait ; car oui, contrairement à tous ces fils à papa qui passaient plus de temps dans les soirées que pencher le soir sur leur travail, il bossait sans arrêt. Plus que se prouver quelque chose à lui-même à travers ses notes excellentes et son aptitude à toujours être le premier quelque soit la situation, il voulait montrer à son père et à son frère qu'il n'était pas seulement le « gay » qu'ils voyaient en lui. Non, loin de là.  18h arriva au grand galop. Sasuke légèrement à l'avance, prit tout son temps pour sortir du bâtiment de la branche annexe. Il traînait les pieds, son regard glissant avec une profonde indifférence sur les gens alentours. Il déboucha à l'extérieur et tourna instinctivement à droite en passant le grand portail en fer forgé. Ses pas cadencés, le faisaient avancer à un bon rythme, du coin de l'½il, il vérifia de n'avoir pas été suivi avant de quitter les rues très fréquentées pour se diriger dans celles réputées pour leur chaleur nocturne.  Ici, s'alignaient des bars à hôtes tous plus chics et plus chers les uns que les autres, sans parler des love-hôtels et des bars à stripteaseuses... mais c'était là qu'il travaillait durement pour être autonome. Il avança tête basse, évitant le plus possible de croiser les regards curieux ou réprobateurs des passants. C'était l'un des rares moments où il aimait se faire tout petit, espérait disparaître à la vue des autres. Il était sans arrêt jaugé et apprécié au lycée, alors qu'ici, les regards se faisaient durs et il était sévèrement jugé sans pouvoir se défendre.C'est vrai... il n'aimait pas vraiment ce qu'il faisait, pourtant cela ne l'empêchait pas de le faire bien. De nature fière et ayant un rare esprit de compétition aiguisé par un frère trop parfait, il ne pouvait se contenter d'une deuxième place. Non, il voulait être vainqueur quelque soit le défi. Son père l'avait toujours délaissé au profit de son frère considéré comme un génie dans tout ce qu'il entreprenait, obligeant Sasuke dès son plus jeune âge à se battre et fournir deux fois plus d'efforts. Il y parvenait, brillait dans tout ce à quoi il participait... mais ces efforts restaient toujours insuffisants. Son père l'ignorait et le rabrouait sans cesse. La seule fois où il avait voulu n'être personne d'autre que lui-même en assumant sa relation avec un autre homme, il avait été chassé de la demeure familiale et exilé loin de tout pour retourner dans le droit chemin et ne pas faire honte à sa famille. Loin d'eux, son père pouvait mentir à son sujet comme bon lui semblait. 
Sasuke finit par arriver devant une porte en bois peint rappelant un désert d'Afrique. Toute la vitrine et décorée de draps de soie, et de peintures venant agrémenter le nom écrit en lettre stylisé du bar : l'Oasis. Il passa devant et se glissa dans la petite ruelle cinq mètres plus loin. Elle contournait le bar et permettait aux hosts d'entrer et sortir à leur guise par la porte de derrière. C'était leur point de rendez-vous habituel avec Shikamaru avant d'entrer et de devenir quelqu'un d'autre. Il s'appuya dos au mur, son pied droit lui servant d'appuie pour conserver son équilibre. Il soupira longuement en jetant un regard blasé à sa montre. Le brun n'allait pas tarder. Laissant son bras retomber le long de son corps, il releva la tête, perdant ses yeux sombres dans l'immensité du ciel. C'était quelque chose qui lui faisait penser à son ami... les nuages le représentaient : évasifs, passifs, et s'étirant à l'infini comme pour se moquer de tout ce qui pouvait bien les entourer.  



 15 minutes plus tôt, Ecole de Kiri : 


La sonnerie annonçant 18h retentissait avec force, arrachant un sourire de soulagement à l'héritier Nara. Il se recula sur sa chaise en prenant soin d'étirer ses bras. Enfin la libération. Mais alors qu'il allait plier ses affaires et se lever, une voix féminine à ses côtés le rappela 'tendrement' à l'ordre. 

- Qu'est-ce que tu fous, fils à papa ?
- Et bien, je sais que je suis devenu l'objet de tes désirs en si peu de temps, mais à moins que tu veuilles me suivre jusqu'au bout du monde ou que ta jalousie et ta possessivité s'étendent déjà au point de me priver de ma liberté, j'allais juste rentrer chez moi ! 

Temari le foudroya du regard. 

- Et les devoirs ?
- Quoi les devoirs ? 

D'un geste du menton, elle lui indiqua le tableau où leur professeur s'appliquait à noter les exercices pour le lendemain. 

- Shit... 

Elle s'autorisa un léger sourire victorieux. 

- Et oui, enfant gâté, ceci est la dure loi du monde réel dans lequel nous vivons. Mais peut-être que tu ferais bien de filer rapidement et d'abandonner notre pari~. 

Il lui sourit en ajoutant : 

- Ca te ferait tellement plaisir, petite prolétaire~.
- Si peu.
- Mais je suis certain que je te manquerai !
- Quel égocentrisme... tu arrives à vivre avec ?
- Mieux qu'avec toi en tout cas !
- Evidemment, lui n'arrive pas à écraser ta modestie à toute épreuve~. 

Elle finit de noter ses devoirs avant de glisser son carnet dans la première poche de son sac. Il fit de même avant de se lever à l'unisson. Cela fit d'ailleurs rire le Nara qui dans un sourire charmeur lança : 

- Arrête de calquer le moindre de mes gestes, sinon ton admiration tournera bientôt au fétichisme de ma personne ! 

Elle l'ignora superbement en lui répondant :

- Bon, je vais bosser. A jamais, j'espère ! 

Ce à quoi il termina sur un « à demain, petite prolétaire~ », puis il sortit rejoindre Sasuke qui devait l'attendre. Seulement, il ne s'était pas rendu compte d'avoir été suivi. Et cela allait lui coûter cher.



_____________________________


Hey hey !!
Bien le bonjour à vous très chers et aimés lecteurs <3
JE vous souhaite un Joyeux Noël (en retard) et une TRES BONNE ANNEE PILE POIL A TEMPS !!!
Je vous souhaite plein de bonnes choses ainsi que de réussir dans tout ce que vous entreprenez, mais surtout d'être heureux. Que cette nouvelle année ne soit qu'une source inépuisable de joie, car la vie est trop courte pour perdre son temps =3
Sinon je vous présente mon tout dernier chapitre ! C'est pas sérieux, je l'ai terminé et posté alors que dans deux jours, j'ai des partiels monstrueux T___T "Mamaaaaan... j'suis finie..."

Bisous à tous, encore bonne année
Kiwi~. 
​ 6 | 24 |
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#Posté le samedi 01 janvier 2011 11:12

Modifié le dimanche 02 janvier 2011 11:18

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